Trinoculaire

le carnet de voyage.
un voyage, c'est avant tout des gens qui partent (en l'occurence, juste moi) et des gens qui restent (ça, c'est vous). mais aussi des découvertes, des aventures, des futurs souvenirs, des moments difficiles, des rencontres, des sourires pleins les poches, un apprentissage, une épreuve, une récompense - une envie de partir pour mieux revenir.
et parce que tout ça, ça fait beaucoup pour une seule personne, bein autant partager !

mercredi 17 août 2011

petit flash back

bonjour les gens !

cela fait maintenant 6 semaines que je suis rentrée et oui! j'ai commencé à trier mes photos... mais je n'en suis arrivée qu'à celles de Quito - ce qui représente un onzième de toute ma collection :s
de plus, je suis au le chômage technique parce que mon ordinateur à rendu l'âme (ou presque) et est en réparation.

depuis que je suis rentrée, le vie continue. comme elle continuait avant que je ne parte, comme elle continuait pendant que j'étais partie et comme elle continuera de continuer encore un moment.
je m'attendais à un changement plus ou moins radical ou au moins à une révélation mystique pendant mon voyage, mais ce n'est pas vraiment le cas. je ne prétendrais pas qu'il n'y a aucun changement (parce que ce n'est tout simplement pas vrai), je pense tout simplement que les changements ne sont pas (encore?) visibles. même à mes propres yeux.

il y a quand même plusieurs réflexion que j'ai croisé sur mon chemin (ou pour (mieux) filer la métaphore : quelques unes de ces choses qui se trouvaient parmi toutes celles sur mon chemin, que j'ai décidé de mettre de ramasser et de mettre dans ma poche).

  1. les humains sont des humains partout sur terre. pour les bonnes comme pour les mauvaises choses. et ils aimeraient tous partager leur histoire avec au moins une personne qui les écoute. vraiment.
  2. on ne vient pas d'un pays, d'un village ou d'une éducation ; notre origine, c'est l'amour de nos parents.
  3. la solitude n'existe pas quand on est en paix avec soi-même.
voilà. ça, c'est dit.
bonne nuit :)

jeudi 30 juin 2011

je rentre.

voila. c'est la fin. et un debut aussi.
triste de partir. heureuse de rentrer. un peu peur de rentrer aussi.

mais surtout, en voyant ces 111 jours de voyage derrière moi, je me dis que, là, j'ai vraiment de quoi être fière.
et ça, ça ne m'arrive pas souvent.


ce moment d'autocongratulation mis à part, je voulais dire (écrire, plutôt) aussi un mot de gratitude à tous ceux qui ont croisé mon chemin.
merci à tous ceux qui m'ont proposé leur aide alors que je n'avais rien demandé.
merci à ceux qui m'ont offert leur amitié - que ça soit pour la durée d'une soirée, d'une apres-midi ou d'une semaine.
merci de m'avoir fait découvrir à travers vous, une humanité riche, pauvre, colorée, terrible, magnifique -  et généreuse surtout.
merci d'avoir été là, parce que à chaque rencontre j'avais l'impression que j'y voyais un peu plus clair.
merci d'avoir partagé vos histoires avec moi.

parce que, finalement : la vie est une belle histoire.

lundi 27 juin 2011

retour à la case départ

retour a Buenos Aires hier.
super excitée parce que ça signifie que je rentre bientôt.
d'un autre côté j'ai du mal à réaliser vraiment ce que ça signifie. c'est réel là, on y est.

j'ai vu plein de choses, et ce qu'en j'en retiens, et bien c'est simplement que l'homme est humain partout sur terre... pour les bonnes comme pour les mauvaises choses.

et puis, 
est-ce que j'aurai changé ?
mais change-ton vraiment ?

vendredi 24 juin 2011

bizarre, bizarre...

je vous jure, c'est pas une blague : dans l'auberge où je suis, il sont en train d'accrocher des décorations de Noël dans tous les coins... et ce soir, la grosse guindaille... ça promet!

24 juin en Argentine = version pervertie de Noël.

eh bein ! on aura tout vu...

mardi 21 juin 2011

reflexionnations a Mendoza

je suis arrivée a Mendoza hier, et après quelques enquiquinements point de vue argent/carte bancaire et université (tous règlés, ¡por fín!), ça y est, on souffle.

Mendoza à premiere vue n'a rien d'extraordinaire (ou peut-être que je deviens simplement blasée parce que j'en ai deja vu quelques unes des villes comme ça). mais il y a une certaine douceur dans l'ambiance, peut-être parce que c'est une ville très aérée : beaucoup de petites placettes où les gens se réunissent pour boire un maté ou pour profiter du soleil, et les bâtiments ne font en moyenne pas plus de deux étages. sans parler des immenses platanes qui bordent toutes les allées du centre ville... j'aime les arbres.

aujourd'hui j'ai loué un vélo pour faire la route des vins de Mendoza. un peu à l'écart de la ville, il y a un village qui se nomme Maipú et qui compte à peu pres autant de bodegas (vignobles) que d'habitants. j'exagère... un peu :) on peut en visiter la plupart... et puis déguster bien-sûr. mais à Maipú, on ne fabrique pas que du vin, il y a aussi des productions d'olives et d'huile d'olive et des petits artisanats de liqueurs, de chocolat et de confitures.
deviez quoi ? j'ai fini par 'déguster' (j'aime bien ce mot. il a quelque chose de ridiculement... pointu ^^) bien plus de chocolat, de confiture et de liqueurs que de vin.
liqueur de chocolat-banane. liqueur de rose. et... de l'absinthe ! sisi vous avez bien lu : de l'absinthe.
didjou que ça brûle (vous me direz : 75 pourcent d'alcool, c'est normal). mais bon, une expérience de plus à rajouter à ma liste :)
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l'Argentine... difficile a décrire. d'un côté on peut dire que ce pays est à l'Amerique du Sud ce que les Etats-Unis sont à l'Amérique du Nord.
comme les USA, l'Argentine est un pays qui ne compte presque plus de population indigène, décimée en quasi totalité tout au long de son histoire. les gens d'ici sont beaucoup plus typés européens (italiens/espagnols), mais il gardent quelque chose d'indéniablement... latin ? différent ? je ne sais pas trop comment le décrire.
comme les USA, l'Argentine est un pays immense avec des régions très peu peuplées, d'autres beaucoup plus : 60 pourcent de la population argentine se concentre autour de Buenos Aires, par exemple. ce qui fait qu'il y a des espaces intouchés (ou presque) tout simplement immenses. d'ailleurs, y rouler en voiture doit être vraiment ennuyeux : parfois, les routes font des lignes droites pendant une centaine de kilomètres.
et l'Argentine a sa propre version du cowboy : le gaucho. chevaux, betail, chapeau en cuir, lasso et compagnie.

il y a quelque chose que j'aime beaucoup en Argentine, c'est que le contact entre les personnes est très important (en tout cas. c'est comme ça que je le ressens). que ce soit pour discuter, pour rigoler, pour s'aider, pour débattre ou pour se crêper le chignon, l'important c'est l'échange entre les personnes.
je trouve ça d'autant plus... remarquable (?) que en Europe, j'ai l'impression qu'on a tendance à devenir indifférent les uns envers les autres. un étranger est plus considéré comme une menace potentielle que comme un être humain avec ses propores petits bonheurs, peurs, incertitudes et rêves.
les Argentins sont d'ailleurs les personnes les plus serviables que j'aie rencontrées (je généralise, là. je sais qu'il faut s'en méfier, mais dans ce cas je pense que c'est justifié).

bon. en Argentine, pas moyen de trouver de yaourt nature (il y en a au kiwis, au melon, a la vanille, avec ou sans muesli, mais nature, ça non) et le pain d'ici est souvent tellement sec que en Europe on vendrait ça sous la dénomination de cracotte. les hostals n'ont jamais de poubelles dans les chambres et les salles de bains n'ont souvent ni bac de douche, ni rideau de douche, ce qui fait qu'on a intérêt a planquer ses vêtements dans un coin et mettre son essui dessus si on ne veut pas les retrouver trempés.
mais c'est comme ça.

'mieux' et 'pire' n'existe pas. c'est juste different.

aujourd'hui est le jour le plus court de l'année. 
ça y est, on est en hiver maintenant.

samedi 18 juin 2011

(é) change

le chien blanc. 4 condors. un doigt pointé. le vent. du sable. canyon. montagnes. asado. rencontres. aide. générosité. voyage.



franchir toutes les frontières. 
jusqu'à s'en affranchir.

la fin n'existe pas 

jeudi 16 juin 2011

humahuaca-jujuy-salta-cafayate-tucuman-larioja-villaunion. je ne veux même pas savoir combien de kilomètres ça fait.

des bus des bus des bus et encore, des bus. j'en ai ma claque.
sauf que c'est le meilleur moyen de decouvrir les paysages argentins.

c'est grand, l'Argentine...