Trinoculaire

le carnet de voyage.
un voyage, c'est avant tout des gens qui partent (en l'occurence, juste moi) et des gens qui restent (ça, c'est vous). mais aussi des découvertes, des aventures, des futurs souvenirs, des moments difficiles, des rencontres, des sourires pleins les poches, un apprentissage, une épreuve, une récompense - une envie de partir pour mieux revenir.
et parce que tout ça, ça fait beaucoup pour une seule personne, bein autant partager !

mardi 31 mai 2011

Les Chutes d`Iguazu ou encore Parc d`Attraction Geant pour Goutte d`Eau

bon. que dire... commencer par le debut peut-etre ? ca vaut mieux que de commencer par la fin de toute facon.

quelques informations sur le site d`abord.
classes au patrimoine mondial de l`UNESCO, les chutes d`Iguazu sont situes dans la reserve naturelle du meme nom, juste sur la frontiere entre le Bresil, l`Argentine et le Paraguay. je ne suis pas tout a fait sure qu`on puisse vraiment voir les chutes depuis le Paraguay, mais en tout cas ici a Puerto Iguazu, les agences de tourisme proposent toutes une journee `trois frontieres`... passionnant. bref. elles ne font pas partie des sept merveilles du monde `officielles`, mais ca n`en reste pas moins un endroit merveilleux. je ne vous apprend rien en vous disant que l`endroit est hautement (vraiment hotement. avec un accent cironflexe sur le `o` que je n`ai pas sur ce clavier) touristique. beurk, des touristes. c`est bruyant, c`est sale et c`est bete. et a part ca, et bien ca vous interesserait peut-etre de savoir qu`Iguazu signifie `grandes eaux` en guarani, (la population autochtone de la region). ouais... c est deja presque une minimisation, ca... 


bref. le premier jour, j ai visite les chutes du cote bresilien. et franchement, meme si c est magnifique de voir se deployer devant ses yeux des dizaines de cascades en amphitheatre comme ils disent dans le routard, j etais plus choquee de l attraction touristique qu on avait fait de cette merveille. sur le coup, ca m a paru comme une perversion de son message premier. 
la seule chose qu on a envie de faire quand on se retrouve devant ces trombes d eau qui se jettent dans le vide dans un grondement perpetuel, c est de s asseoir par terre, laisser son regard enlace aux gouttes d eau se jeter dans le vide aussi, attendre que le grondement des eaux s ancre en nous et ecouter, ecouter jusqu a ce qu on percoive ce murmure qui nous rappelle en chuchotant que c est de cette vie qu on vient. c est de cette nature violente parfois, magnifique toujours et vivante, oui, surtout vivante qu on est nes ; il n y a pas de separation possible. pourquoi est ce que les humains s acharnent a vouloir la traiter comme inferieure et exploitable ?
mais entre les flashs des appareils photos, les hordes de chinois qui se pressent contre les barrieres pour une photo souvenir, les sentiers betonnes bordes de barrieres verdes qu on nous prie de ne pas franchir et la vegetation domestiquee et maitrisee, c est impossible d etre au calme pour percevoir tout ca.
sans parler du prix de l entree qui etait de 20 euros pour 10 minutes de bus et 1,2 km de sentier betonne.
ca me parait d ailleurs contradictoire de faire payer les gens pour entrer a un site classe patrimoine naturel de l humanite. parce qu en soi, ca signifie que ce site appartient a tout le monde, sans aucune distinction entre race, origine ou nationalite. pourquoi nous faire payer alors ?

bref. le lendemain, je suis allee voir les chutes du cote argentin, et, peut etre parce que ja avais vu le pire de l autre cote de la frontiere, ce cote etait vraiment mieux. plus de choses a voir, le cote touristique est plus digeste, on peut approcher les chutes d en haut, les voir de pres depuis le bas, donc en gros - mieux.

voila. la suite sera les ruines des missions jesuites a San Ignacio.

yay ! :)




samedi 28 mai 2011

broum broum

bon allez. maintenant, c'est parti.
départ pour Puerto Iguazù à 15h30 (arrivée à 9h du matin le lendemain... ça va être rigolo... -.-'')

mercredi 25 mai 2011

Colonia del Sacramento

c'est beau.

vents d'automne. pavés en schiste. maisons basses. la "mer" brune. la pluie. les platanes rouillés. les vieilles bagnoles. le ciel. immense.

la vie, je t'aime.

mardi 24 mai 2011

drôles de rencontres

j'ai rencontré un américain aujourd'hui.
il a fait des prédictions basés sur la lecture de la Bible et sur sa connection personnelle avec Dieu.

le 18 juin 2011, il y aura un crash économique mondial majeur.
le 4 juillet 2011, une attaque terroriste sera menée contre les Etats-Unis et les eaux de San Francisco, de New York et de Huston seront contaminés.
le 9 novembre 2011, une bombe nucléaire sera déclenchée en Israël.
le 28 février 2012, une autre catastrophe aura lieu (je ne me souviens plus s'il avait précisé quoi exactement)
et finalement, le 14 mai 2014, un astéroïde va frapper la terre, causant pluies d'acide, nuages de cendres pendant 6 mois, ce qui va considérablement refroidir notre planète, de sorte qu'après la dissipation des nuages de cendres on sera revenu à l'âge de glace.

lui même n'est pas à cent pourcent sûr que cela va se passer ainsi. il se dit : on verra bien.
entretemps, il a pour projet de fonder quelque part en Amérique du Sud une communauté nommée New Jerusalem (d'après un récit de la Bible ?) - la communauté idéale : sans violence, sans argent, auto-suffisante, sans gouvernement ni chef, avec un système d'éducation qui lui est propre, nottamment par la musique. si ses prédictions ne se réalisent pas, il tentra de mettre cette communauté sur pieds. et au cas où il avait raison, et bien... on verra bien.

c'est étrange, combien nos réalités peuvent être différentes...
je tiens à préciser que je n'écris pas tout ça pour me foutre de sa gueule, simplement pour montrer combien certaines rencontres peuvent être... étranges, il n'y a pas d'autre mot.
je crois qu'il faut essayer de ne pas juger. ce qu'il m'a raconté est tout à fait réel pour lui. ça ne veut pas forcément dire qu'il est fou ou à côté de la plaque. qui sommes-nous pour juger une vision du monde plus juste qu'une autre ?!

bon. bref. à part ça, il a se côté très américain qui me dérange beaucoup :
1) je me mets au centre de tout : mes expériences et mes opinions sont la chose la plus importante de ce monde. parce que je dis ce que je pense, j'ai forcément raison.
2) tout est bien - ou mal. noir ou blanc. il n'y a pas de nuances de gris. jamais.

mouais. il y a des gens bizarres...

je sais ça peut paraître une question stupide, mais est-ce que la vitesse du temps change ? j'imagine qu'encore une fois, tout est question de perception...

depuis que je suis en Amérique du Sud, il y a une ritournelle qui ne me sort pas de la tête :

j'ai.
couru.
après le temps.
il porte un manteau de pluie...
(24h01, Renan Luce)

le temps. il traîne. il fuit. il se presse et se languit. mais il serait vain de croire qu'un jour il s'arrêtera pour regarder en arrière.
profitons bien de maintenant, parce que c'est le seul instant qu'on aura jamais.

samedi 21 mai 2011

cumpleaaaaañooooos feeeeeliiiiiiz

aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma mouuuuuuuune !!
(et elle se retrouve toute seule à la maison, non mais vous croyez ça ??!)

faut que je trouve un cadeau à lui faire depuis ici, bien que ça risque d'être un petit peu compliqué...

bref, je vais faire marcher mes neurones. parait que la marche favorise la réflexion :)

à part ça : joyeux anniversaire, maman :D
et un gros bisou baveux virtuel avec ;)

vendredi 20 mai 2011

impressions de Buenos Aires

arrivée dimanche soir à Buenos Aires, crevée, mal de crâne (qui s'est muté en mal de ventre le jour suivant - mais qu'est ce qu'il se passe, bon Diou ?!) - d'ailleurs, une petite baisse de morale générale pendant quelques jours (manque de sommeil, changement de pays, changement de plan, pleine lune, bref : la totale), mais après avoir passé une journée entière à ronfler tranquillement dans mon lit (j'entends déjà des gens qui disent : "quoi ?? roupiller toute la journée alors qu'on est dans la ville qui a vu la naissance du tango, c'est un sacrilège !!" - tout à fait d'accord, mais quand ça ne va plus, ça ne va plus.), tout me semble déjà plus rose...

une petite présentation de Buenos Aires s'impose.
en arrivant, on est d'abord dérouté par la ressemblance avec l'Europe. "l'Argentine, c'est pas l'Europe quand même !?" - et bien non, mais ça y ressemble fichtrement : les bâtiments (hauts), les gens (très blancs - en comparaison avec ce que j'ai vu en Equateur), les vêtements. en se baladant dans la vieille ville, on a d'ailleurs l'impression de retrouver dans l'architecture un mélange entre Paris, Vienne et les villes coloniales d'Amérique du Sud.
malgré tout ça, Buenos Aires a indéniablement une atmosphère bien à soi.
au départ, c'est une ville d'immigrés venus chercher leur bonheur sur d'autres terres ; et dans l'air flotte encore ce curieux mélange entre l'espoir d'une vie meilleure et la nostalgie de ce qu'on laisse derrière soi. vraiment étrange...
c'est d'ailleurs, je pense, ce paradoxe qui a rendu possible la naissance du tango... et c'est dingue combien l'âme de cette ville est liée à cette musique (musique, mais pas seulement ! le tango c'est aussi des textes, des poèmes, la danse bien-sûr, un art social et toute une manière de vivre... curieuse fusion entre joie et mélancolie...)

il parait que le tango à ses débuts - fin du XIXe siècle -, était une danse dansée entre deux hommes et non entre homme et femme. en effet à cette époque, la population de la ville était composée majoritairement d'hommes (fait dû à l'immigration, vous l'aurez deviné), le tango était donc une manière de se mesurer 'entre mâles' pour voir qui aurait le droit à la femelle...
mais ce n'est pas tout. le tango est aussi né d'un besoin d'exprimer une certaine mélancolie liée à leur situation, car malgré les rêves de succès et d'argent, beaucoup d'immigrés vivaient dans la misère.
et franchement, quand on entend cette musique... tout est encore intact. comme s'il n'y avait qu'une note entre hier et aujourd'hui...
bref, vous l'aurez compris : j'aime le tango. 

enfin voilà, trève de blablatage sur le tango, Buenos Aires est aussi une ville bruyante, énorme, qui bouge beaucoup, très culturelle et Ô combien dangereuse pour les accros du shopping (j'ai vraiment du mal à résister parfois ^^). d'ailleurs, je me sentais un peu perdue au début. c'est tellement grand ! et puis, rien qu'en changeant de quartier, on a parfois l'impression de changer de ville, pour ne pas dire de pays ! Buenos Aires, la capitale aux mille visages...
et l'Argentine ne serait pas l'Argentine sans l'accent argentin ! le castellano prend ici des sonorités qui ressemblent fortement à l'italien et la prononciation particulière du 'll' et 'y' ('yo me llamo' devient 'cho me chamo' ici - déroutant au début) donne au tout une sonorité argéablement chuintante.

bref. à part ça, ça vous intéresserait peut-être de savoir que j'ai changé mes plans. au départ j'avais prévu de faire (encore) trois semaines de volontariat et puis de voyager durant les trois semaines qui restent. mais l'Argentine est tellement grande et il y a tellement de choses à voir, que j'ai décidé de ne faire que du voyage (aïeaïe le porte-feuille ! parce que l'Argentine, ça ne ressemble à l'Europe pas seulement au niveau de l'architecture ou de la population, mais aussi au niveau des prix :s).

pour vous faire une idée, voilà plus ou moins l'itinéraire prévu (sujet à d'éventuelles modifications suivant l'humeur du moment ^^) :
Buenos Aires - Iguazú - Salta - descendre vers Mendoza en petites étapes - Mendoza - Córdoba et retour à Buenos Aires (pour dépenser les (éventuels) pesos qui me restent en fringues et babioles inutiles... hihi)

et pour les nouilles en géographie, voici la carte :


p.s. en relisant mon message par après j'ai bien rigolé. je me suis rendue compte que je suis en train d'adopter le même style d'écriture que le guide du routard... c'est vrai qu'à force de le lire et lire et relire, ya de quoi ! ;)

au revoir l'Equateur

voilà, c'est deja la fin.
chuta - c'est passé vite...

un peu triste de laisser tout ce petit monde de tres bon amis et tres bons souvenirs derriere moi, mais excitée a l'idée d'enfin bouger et de voir du nouveau (Quito, ça va bien un moment, mais là, c'est-bon-j'ai-vu!).

et puis enoooooormement de gratitude pour tous ces beaux moments.
wow.                                          MERCI !

comment est ce qu on peut avoir autant de chance en une seule vie ??



en tout cas, j encourage vivement (mais vraiment : vi.ve.ment.) tous ceux qui lisent ce blog (je ne sais pas combien le font, vu que personne ne laisse de commentaires ! .... grrrrrrrrrr) d un jour, si vous en avez l occasion, faire un voyage. pas forcement du même genre que ce que je fais, simplement : un voyage. de mon point de vue (je sais, je n ai que 19 ans, mon opinion ne vaut pas grand chose), c est la meilleure école.
de la vie, du monde, des humains, des autres et surtout de soi-même.


ah oui, et à part ca : oui, je suis bien arrivée (en un seul morceau en Argentine)

vendredi 6 mai 2011

SinSoluka

aïeaïeaïe... je viens de voir que ça fait plus de deux semaines que je n'ai plus donné de nouvelles ici :s serait peut-être temps que je vous raconte ce que j'ai fait ces derniers temps...

et bien, le 11 avril, j'ai commençé à travailler dans mon projet de volontariat.
ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que j'ai changé de projet en dernière minute. au départ, je devais travailler dans un foyer du jour pour petits appelé 'Niños de Ecuador'. mais l'école avait organisé la visite de la fondation Sinsoluka qui s'occupe des enfants de la rue de Quito et j'ai trouvé l'initiative de ces gens tellement impressionnante que j'ai décidé de changer - ou au moins d'essayer de changer.
j'ai essayé ; et ça a marché ! :)

il faut savoir que les services sociaux en géneral ne sont pas encore très évolués ici. donc, par exemple, si des enfants sont battus ou maltraités dans leur famille, il n'y a pas de service social (ou s'il y en a, il est encore dans ses débuts) qui les prend en charge et s'occupe de leur trouver une famille d'acceuil. ses enfants sont donc réduits à se débrouiller seuls... et se retrouvent souvent dans la rue. d'autres sont juste jetés dehors par leurs parents parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'occuper d'eux. d'autres encore pour toutes sortes d'autres raisons malheureuses...
dans la rue, les enfants survivent tant bien que mal : dans quelques cas ils trouvent quoi vendre, sinon c'est la mendicité, le vol ou le crime en général. souvent, ils ont recours à la drogue pour oublier le froid, la faim, la misère, mais aussi surtout pour se sentir plus fort et confiants. en fait, l'estime de soi est souvent un problème pour ces gosses. ils commencent généralement à sniffer de la colle, parce que c'est le moins cher, et certains continuent vers marihuana, héroïne & co. pas besoin de préciser qu'une fois qu'ils en sont arrivés là, c'est vraiment difficile de les aider à s'en sortir...
autre problème : il n'y a pas de planning familial ou quoi que ce soit qui y ressemble en Equateur. ces enfants n'ont jamais reçu d'éducation sexuelle, et même ça avait été le cas, ils n'auraient jamais les moyens de se payer des moyens de contraception (c'est, il paraît, très cher en Equateur). le résultat est évident : beaucoup de filles se retrouvent enceintes à 13-14 ans...
comment éduquer un enfant quand on est encore un enfant soi-même ? comment survivre à deux quand c'est déjà assez difficile tout seul ?

des enfants ont d'autres enfants, ce qui diminue encore leur chance de s'en sortir.
c'est un cercle vicieux qui se perpétue et très peu est fait pour l'interompre.

parmi ceux qui ont fait et font toujours quelque chose pour aider ces enfants, il y a le docteur Mario Piedra, psychologue de formation. pour une raison qui m'est encore un peu mystérieuse, mais j'ai bien envie de croire que c'est de l'altruïsme simplement, il s'est fixé comme but dans la vie de tout faire pour aider les enfants des rues à s'en sortir.
il y a vingt ans, il a commencé a simplement aller vers ces enfants pour leur parler, connaître leur histoire - simplement pour montrer son attention à leur vies et leur situation. j'imagine combien ça doit chambouler ces enfants tellement habitués à notre perpétuelle indifférence...
toujours seul, le Dr. Piedra a continué à offrir son soutien à tous ceux qui désiraient changer de vie - vivre au moins décemment - et, qui sait? peut-être avoir la chance d'aller à l'école...
après de nombreuses années passées à poursuivre cette initiative, Mario Piedre a reçu l'aide de deux bénévoles suisses, qui, une fois retournés en Europe ont pu récolter assez d'argent pour permettre au Docteur à acheter une maison, d'oú il pourrait dorénavant mener ses activités. à partir de ce moment, il crée une vraie fondation qu'il choisit de nommer SinSoluka. 'soluka' est le nom local qu'on donne à la colle que sniffent les enfants des rues ; traduit de l'espagnol, le nom de la fondation signifie donc 'sans colle'.
aujourd'hui, la fondation a évidemment bien grandi. tout ceux qui désirent le soutien de la fondation pour changer de vie peuvent toujours se présenter quand ils veulent. mais l'intention de changer doit être réelle : on ne peut pas juste toquer à leur porte quand on aimerait un repas chaud. de plus, la fondation ne compte pas se substituer aux parents : les parents doivent se prendre en main, chercher un boulot et prendre la responsabilité pour leurs gosses - SinSoluka n'a pas l'intention de tout faire à leur place. les enfants doivent aussi montrer qu'ils ont envie de l'aide de la fondation en respectant les règles, en venant régulièrement et en faisant leurs devoirs.
les enfants peuvent venir avant ou après l'école pour un repas chaud, pour reçevoir de l'aide avec leurs devoirs et simplement pour être encardés un minimum. la rue est un lieu où il n'y a pas de règles ni obilgations, seulement la necessité de survivre ; pour certains enfants, c'est donc difficile de s'adapter à un mode de vie bien organisé oú il y a des règles de comportement, oú il y a des devoirs à faire et oú il faut se concentrer et rester tranquille pendant des heures (je vous dis pas : durée moyenne de capacité de concentration : 45 secondes !... '-.-). c'est donc important de reconnaîtres les efforts qu'ils font et les encourager à continuer à les fournir.
il y a donc quatres éducateurs qui aident Mario Piedra en permanence et quelques volontaires étrangers selon la saison.
ce que je faisant en gros, c'est aider les enfants à faire leurs devoirs et organiser des activités pour quand ils ont terminé. j'accompagnais aussi les educateurs lorsqu'ils allaient faire le tour des écoles pour demander comment se comportaient les enfants là-bas.

pour aider leur réinsertion, certains jeunes ont l'opportunité de faire un apprentissage de quelques mois dans la menuiserie de la fondation. ils comptaient aussi faire une boulangerie dans la même but, mais le projet n'est pas encore vraiment en route. engager un maître boulanger sur une longue durée coûte cher, et la fondation n'est pas située dans un rue oú il y a beaucoup de passage, donc il faut encore voir comment et oú vendre les produits. c'est ce qu'on a essayé de mettre en route avec les autres volontaires cette dernière semaine, et ça avait l'air de bien marcher...

enfin bref. en gros, c'était une belle expérience - je ne regrette pas du tout d'avoir changé finalement. j'ai juste l'impression qu'un mois c'est tellement peu ! ... mais enfin, j'ai fait ce que j'ai pu pendant le temps qui m'était donné et j'espère que ça a été apprécié.
en tout cas, j'en garderai un très bon souvenir :)