Trinoculaire

le carnet de voyage.
un voyage, c'est avant tout des gens qui partent (en l'occurence, juste moi) et des gens qui restent (ça, c'est vous). mais aussi des découvertes, des aventures, des futurs souvenirs, des moments difficiles, des rencontres, des sourires pleins les poches, un apprentissage, une épreuve, une récompense - une envie de partir pour mieux revenir.
et parce que tout ça, ça fait beaucoup pour une seule personne, bein autant partager !

vendredi 20 mai 2011

impressions de Buenos Aires

arrivée dimanche soir à Buenos Aires, crevée, mal de crâne (qui s'est muté en mal de ventre le jour suivant - mais qu'est ce qu'il se passe, bon Diou ?!) - d'ailleurs, une petite baisse de morale générale pendant quelques jours (manque de sommeil, changement de pays, changement de plan, pleine lune, bref : la totale), mais après avoir passé une journée entière à ronfler tranquillement dans mon lit (j'entends déjà des gens qui disent : "quoi ?? roupiller toute la journée alors qu'on est dans la ville qui a vu la naissance du tango, c'est un sacrilège !!" - tout à fait d'accord, mais quand ça ne va plus, ça ne va plus.), tout me semble déjà plus rose...

une petite présentation de Buenos Aires s'impose.
en arrivant, on est d'abord dérouté par la ressemblance avec l'Europe. "l'Argentine, c'est pas l'Europe quand même !?" - et bien non, mais ça y ressemble fichtrement : les bâtiments (hauts), les gens (très blancs - en comparaison avec ce que j'ai vu en Equateur), les vêtements. en se baladant dans la vieille ville, on a d'ailleurs l'impression de retrouver dans l'architecture un mélange entre Paris, Vienne et les villes coloniales d'Amérique du Sud.
malgré tout ça, Buenos Aires a indéniablement une atmosphère bien à soi.
au départ, c'est une ville d'immigrés venus chercher leur bonheur sur d'autres terres ; et dans l'air flotte encore ce curieux mélange entre l'espoir d'une vie meilleure et la nostalgie de ce qu'on laisse derrière soi. vraiment étrange...
c'est d'ailleurs, je pense, ce paradoxe qui a rendu possible la naissance du tango... et c'est dingue combien l'âme de cette ville est liée à cette musique (musique, mais pas seulement ! le tango c'est aussi des textes, des poèmes, la danse bien-sûr, un art social et toute une manière de vivre... curieuse fusion entre joie et mélancolie...)

il parait que le tango à ses débuts - fin du XIXe siècle -, était une danse dansée entre deux hommes et non entre homme et femme. en effet à cette époque, la population de la ville était composée majoritairement d'hommes (fait dû à l'immigration, vous l'aurez deviné), le tango était donc une manière de se mesurer 'entre mâles' pour voir qui aurait le droit à la femelle...
mais ce n'est pas tout. le tango est aussi né d'un besoin d'exprimer une certaine mélancolie liée à leur situation, car malgré les rêves de succès et d'argent, beaucoup d'immigrés vivaient dans la misère.
et franchement, quand on entend cette musique... tout est encore intact. comme s'il n'y avait qu'une note entre hier et aujourd'hui...
bref, vous l'aurez compris : j'aime le tango. 

enfin voilà, trève de blablatage sur le tango, Buenos Aires est aussi une ville bruyante, énorme, qui bouge beaucoup, très culturelle et Ô combien dangereuse pour les accros du shopping (j'ai vraiment du mal à résister parfois ^^). d'ailleurs, je me sentais un peu perdue au début. c'est tellement grand ! et puis, rien qu'en changeant de quartier, on a parfois l'impression de changer de ville, pour ne pas dire de pays ! Buenos Aires, la capitale aux mille visages...
et l'Argentine ne serait pas l'Argentine sans l'accent argentin ! le castellano prend ici des sonorités qui ressemblent fortement à l'italien et la prononciation particulière du 'll' et 'y' ('yo me llamo' devient 'cho me chamo' ici - déroutant au début) donne au tout une sonorité argéablement chuintante.

bref. à part ça, ça vous intéresserait peut-être de savoir que j'ai changé mes plans. au départ j'avais prévu de faire (encore) trois semaines de volontariat et puis de voyager durant les trois semaines qui restent. mais l'Argentine est tellement grande et il y a tellement de choses à voir, que j'ai décidé de ne faire que du voyage (aïeaïe le porte-feuille ! parce que l'Argentine, ça ne ressemble à l'Europe pas seulement au niveau de l'architecture ou de la population, mais aussi au niveau des prix :s).

pour vous faire une idée, voilà plus ou moins l'itinéraire prévu (sujet à d'éventuelles modifications suivant l'humeur du moment ^^) :
Buenos Aires - Iguazú - Salta - descendre vers Mendoza en petites étapes - Mendoza - Córdoba et retour à Buenos Aires (pour dépenser les (éventuels) pesos qui me restent en fringues et babioles inutiles... hihi)

et pour les nouilles en géographie, voici la carte :


p.s. en relisant mon message par après j'ai bien rigolé. je me suis rendue compte que je suis en train d'adopter le même style d'écriture que le guide du routard... c'est vrai qu'à force de le lire et lire et relire, ya de quoi ! ;)

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