Trinoculaire

le carnet de voyage.
un voyage, c'est avant tout des gens qui partent (en l'occurence, juste moi) et des gens qui restent (ça, c'est vous). mais aussi des découvertes, des aventures, des futurs souvenirs, des moments difficiles, des rencontres, des sourires pleins les poches, un apprentissage, une épreuve, une récompense - une envie de partir pour mieux revenir.
et parce que tout ça, ça fait beaucoup pour une seule personne, bein autant partager !

lundi 28 mars 2011

el sombrero mojado

je vous ai deja raconté l'histoire de mon chapeau ? non ? la voici :

la semaine derniere, je suis allée au marché pour m'acheter un chapeau (accessoire indispensable lors d'une visite de Quito ; tenez-vous le pour dit !). il etait beau, il etait bien - a ma taille, la bonne couleur, bref : tout bon.
malheureusement, intelligente comme je suis, je n'ai pas pensé que le porter sous la pluie torrentielle de Mindo ne lui plairait pas vraiment.

donc maintenant j'ai un chapeau qui ne ressemble plus a rien, un peu trop petit pour moi, mais que voulez-vous : ainsi va la vie  ! ...

et malgré tout ca, envers et contre tout, c'est toujours mon chapeau et je le porterai. moche, ou pas.

mardi 22 mars 2011

welcome to the jungle.

comme je disais dans mon message precedent, j'ai fait (avec un groupe d'etudiants rencontres a l'ecole) une sortie hors de Quito le week-end dernier a Mindo, petite bourgade a deux heures de bus de la capitale - en plein milieu de la jungle equatorienne. ici un petit resumé.

19_03_11 / 4h50 : lever - comme j'habite dans une famille d'acceuil, je me trouve relativement loin du centre (genre 30 min en bus + 15 min de marche), et comme j'avais rendez-vous avec le groupe a 6h15 dans le quartier La Mariscal (aussi appelé 'gringolandia´, devinez pourquoi...) et que je n'avais pas encore fait mes bagages (mademoiselle je-fais.tout-en-derniere-minute, je disais donc), il fallait que je 'madrugué' (= se lever au petit matin).

19_03_11 / 7h20 : depart du bus vers Mindo - rien de bien impresionnant au niveau paysage au debut, mais au fur et a mesure, il n'y a plus que du vert et de la vegetation. partout.
on a souvent un fausse image de la jungle : non, il ne fait pas toujours soleil et incroyablement chaud (ou en tout cas, pas a Mindo). en hiver (de novembre a avril), il n'y a pas de soleil. on pourrait même dire : jamais. par contre, il pleut. genre, trois heure par jour. et le reste du temps il fait (tres) humide. un peu comme en Irlande (sans les eclaircies) avec 15 degrés en plus.

19_03_11 / 10h : arrivée a l'hôtel - une belle surprise ! un peu a l'ecart du reste du village, dans un ecrin de verdure (verdure, c'est le cas de le dire), ouvert aux quatres vents - presque sans fenêtres, donc : super joli, tout de bois, genial quoi.

19_03_11 / 10h30 : le Canopy Walk - c'est l'activite la plus geniale que j'ai faite la-bas.
en fait, il s'agit de cette drôle d'idee, qu'ont eu (un jour) les humains, de tendre un cable entre deux arbres, de se munir d'un baudrier et d'une corde, et de se lancer de l'un a l'autre en pretendant savoir voler.
seulement maintenant,  imaginez-vous un cable de 200 à 300 metres de long tendu par dessus une vallee de la jungle et un vide de 100 metres. imaginez que vous vous lancez (ouaaaaaaaaais !!! je suis Jaaaaaaane !! (ou Tarzan - c'est selon)), imaginez le shoot d'adrenaline qui vous passe a travers les veines a cause du vide, mais aussi a cause de la vue sur la forêt tropicale.
du vert partout, et le vent, la bruine tiede qui vous fouette le visage...
c'est pas cool, ca ?
;p

19_03_11 / 18h30 : frog concert - apres un bon repas (mexicain - non. ce n'est pas contradictoire...) et une apres-midi relax passee dans les hamacs (j'aaiiiime les hamacs) - qui en fait consistait a attendre qu'il veuille bien arrêter de pleuvoir, nous sommes partis vers le petit lac de Mindo, où on avait la possibilite d'ecouter un concert de grenouilles. je vous vois d'ici : "un concert de grenouilles... euuuh, c'est passionnant dis donc!!" (vous entendez, la ? ca baigne dans l'ironie) et je suis de votre avis. finalement les grenouilles, c'etait secondaire (quoi que les petites jaunes etaient mignonnes). ce qui etait tres agreable, c'etait cette ambiance particuliere dans la jungle, la nuit... deja il fait vraiment bon, c'est juste la bonne temperature, et puis (j'imagine que dans la vrai jungle profonde ca doit être carrement inquietant) les bruits qu'il y a autour... l'impression de faire partie d'un tout sans qu'on soit ni plus, ni moins que tout les êtres vivants autour de nous... (voila qu'elle se (re)met a philosopher, l'autre...)

19_03_11 / 21h : dîner et sortie - ce qui peut être embêtant en Equateur, c'est qu'ils n'ont pas les mêmes principes rationnels que nous. donc, au restaurant, c'est parfaitement normal qu'il n'y ait qu'une seule personne (sur les 5 qui ont commande le même jus) qui ait sa boisson devant son nez. et si vous êtes servi en premier, ne vous genez pas de commencer a manger, parce que si vous attendez que tout le monde soit servi votre plat sera froid - voire gelé...
la sortie ne vaut pas vraiment la peine d'être mentionnee. sauf peut-être le gars qui ne m'a pas lache de toute la soiree. deja qu'il dansait mal, en plus il ne me laissait pas respirer et completement bouche a tout langage corporel disant : "eeeuh, tu pourrais me lacher la ? aller voir allieurs ? eh oh ?? j'etouffe !!"
oh, et l'indigène completement bourre qui par deux fois (!) me fait : "¡ooooh, hola! ¿dedónde eres? - de Luxembourgo. - AAAAHH ! I SPEAK DUTCH !!!"
genre : rien a voir -.-

20_03_11 / 9h : las cascadas - apres un petit dej' super bon entouré d'un nuage de colibris (j'aaaaaiime les colobris aussi), depart vers un itineraire de promenade qui permet de visiter plusieurs cascades.
super super beau.
les autres sont mêmes allés se baigner, mais l'eau n'etait pas plus chaude que 10 degrés et j'estimais que j'etais deja assez mouillée comme ca ; pas besoin d'en rajouter.
autre chose qui m'a fait secouer la tête : le teleferique jaune tout vieux et branlant qu'il a fallu prendre pour rejoindre la zone de promenade... c'est seulement maintenant que je me rends compte que... bein il ne s'en aurait fallu de peu pour que je ne sois plus la pour vous raconter tout ca. enfin, vous verrez sur les photos - quand il y en aura ^^


et puis retour vers la civilisation... enfin, facon de parler.
ah oui, une derniere chose que j'ai adore : le taxi qui nous emmenait d'un endroit a l'autre n'avait que 4 places et nous étions 9. cinq d'entre nous devaient donc se mettre debout sur la plateforme arriere et s'accrocher où ils pouvaient. et avec la vitesse, le vent et la pluie qui me fouettaient le visage - je sais, ca parait ridicule, mais que voulez-vous ? - a cet instant, j'avais vraiment l'impression d'avoir 4 ans... et d'être libre :)

lundi 21 mars 2011

un peu de blabla

bon. je viens d'avoir ma moune au telephone qui me dit qu'il n'y a pas encore grand chose sur mon blog, donc je vais essayer d'être un peu plus... comment dire... exhaustive.

vous aurez sûrement tous compris, je me plais ici.
j'ai fait quelques mauvaises experiences (plutôt avec des mecs un peu 'macho', comme on dit par ici. mais : attention ! c'est tout un concept...), mais rien de grave, ca fait partie du voyage et en gros, il y en avait quand même (de loin !) beaucoup plus de bonnes.
en general (je dis bien : en general. ne surtout pas generaliser (non, ce n'est pas du tout contradictoire !)), les Equatoriens sont tres ouverts, souriants, acceuillants et surtout poses - ce qui est fort agreable.

la bise et de mise !! (seulement une! por favor)
(voila qu'elle se met a faire des vers... ca doit être la soupe patates - haricots verts - bananes...)

autre mot-mot cle : tranquillo ! todo tranquillo !

en general, la culture et les coutumes - longue presence espagnole oblige - n'est pas si differente d'Europe. quand j'etais en Inde, par exemple, j'ai eu beaucoup plus l'impression de plonger dans une maniere totalement differente de voir les choses. bon, me direz-vous,  je suis dans la capitale, c'est vrai...
ce week-end j'ai fait une excursion hors de Quito, et j'ai pu constater que dans la capitale, les gens aspirent fort au mode de vie occidental et ont donc tendance a laisser un peu leur propre culture de côte. ce qui est fort dommage, c'est vrai.
par contre, je viens d'apprendre aujourd'hui, que plus ou moins 60% de la population a recours aux shamans. ils ont des pratiques parfois un peu... etranges (comment ?! frotter un cochon d'inde vivant sur tout votre corps pour qu'il absorbe vos mauvaises energies et puis l'ouvrir pour lire dans ses entrailles qu'est ce qui ne va pas chez vous ne vous paraît pas etrange...?), d'autres fois plus... 'normales' - comme fabriquer des remedes a base de plantes, mais - comme j'ai dit - la majeure partie de la population leur fait confiance : ma mamá par exemple, Ximena, mais seulement pour les plantes. pour elle le cochon d'inde (le 'cuy' (prononcer 'couille', sisi !) c'est du n'importe quoi. ce recours au chamans, donc, aussi simplement par manque d'infrastructures et de personnel : une grande (treeeeees grande) partie des medecins est concentree sur Quito. pas si facile d'en trouver un si tu es a Esmeraldas, sur la côte...

bref, quoi d'autre... mieux vaut ne pas avoir peur de la foule si on veut voyager en bus a Quito. ou en general en Equateur. bizarrement, alors qu'on pourrait penser que l'Equateur est la capitale du cafe, les gens d'ici ne semblent boire que du cafe instantane. il y a aussi une sorte de rivalite entre deux groupes 'geographiques' : les serranos (de la Sierra), plus ponctuels, reserves, consciencieux, conservateurs - et les costeños (de la côte) plus extravertis, qui aiment faire la fête et s'amuser tout le temps. un peu comme en Europe (du cliche bien-sûr) : ceux du nord et ceux du sud (anglais vs. espagnols)

enfin voila, je dois y aller : cours de salsa dans deux minutes.

¡ adiós !

vue depuis la terrasse de ma famille d'acceuil sur la partie occidentale de Quito avec le Pichincha en arrière-plan

vendredi 18 mars 2011

chrmchrm...

bonjour les gens.
oui, je vais bien. et j'aime l'Equateur. mon prof est super sympa. ma famille d'acceuil est a-do-ra-ble.
toute la journee je me dis : ah! ya ca qu'il faudrait que je raconte, et ca et ca et ca et ca... mais une fois que je suis devant l'ordinateur, je ne sais plus quoi dire.

bon. vous avez deja essaye la soupe a la tomate avec du popcorn sale ? ou les bananes frites ? ou le lait chaud de mais ? marche a travers les rues de Quito ou il fait froid, chaud, ou il pleut, vente, fait soleil - et tout ca en moins de vingt minutes ? le coeur qui bat fort a cause d'une montee particulierement pentue, mais aussi a cause de la vue qu'on a depuis le haut ? sorti dans des bars et danse avec des garcons qui savent danser ? rencontre pleins de gens qui pensent plus ou moins pareil et ont tous une histoire (ou plusieurs) a raconter ?

bref...


moi avec Jorge, notre guide, devant l'église San Francisco dans le centre historique de Quito


j'y vais
au marche artisanal. acheter un chapeau parce que, ici, le soleil tape fort.

adios !

dimanche 13 mars 2011

on dit que l'ame ne voyage jamais qu'a la vitesse de chameau... et bien moi je crois que j'ai un chameau de course !

andes. vert. nuages. pluie. vent.. rose. jaune. palmiers. soleil. trompettes. jus de framboise. croissant au fromage. et de l'espagnol, partout.
ca commence plutôt bien, je trouve ...



:)

jeudi 10 mars 2011

so, this is it ... I guess ...

voilà, on y est.
valise bouclée. billet d'avion, passeport, dico de poche, boussole, mp3, crème solaire, livres, tout y est - du moins j'espère...

bon, on va essayer d'éviter la crise de larmes. c'est pas vraiment le moment.
donc au lieu de penser au fait que je ne vous verrai pas pendant quatre mois, vous les gens, je ferai mieux de me concentrer sur l'instant présent. alors qu'est ce que j'ai oublié ?

... très bonne question ...

j'aimerai en profiter pour rappeler à tout le monde que j'ai décidé de mettre facebook en pause pendant quatre mois et que donc, si vous voulez me contacter (et surtout obtenir une réponse), il faut le faire par mail !

mathie.douchy@gmail.com ou djinkobiloba_4@hotmail.com

ok, je m'arrête là. il est 1h40. je pars dans... un peu moins de 9h. je n'ai pas encore dormi ni rangé l'appartement (ouiiiii je sais : je suis mademoiselle-je-fais-tout-en-dernière-minute, ça n'a toujours pas changé). bref, il reste du pain sur la planche !

allez, ciao tout le monde, vous allez me manquer !


p.s. vous voulez voir mon super nouveau sac ?   il est vert. il est étanche. il est genial :D


lundi 7 mars 2011

expectations ?

J-3.

bon...




c'est normal que je sois aussi distraite ?


bref, sur mon formulaire d'inscription, j'ai dû répondre à la question : 'what are your expectations?'
sachant que le mot 'expectation' a quatre traductions possibles, la question donne à réfléchir...

1. prévision
2. attente
3. aspiration
4. exigeance

prévision. quand on voyage, ce mot à deux aspects. d'un côté il y a la prévoyance (bien se préparer, être paré contre toute éventualité... une forme de prudence, finalement) - qui est importante (très importante, même...) si on ne veut pas se casser la figure au premier enquiquinement ; d'un autre côté, l'on peut comprendre ce mot comme 'projection'. vous savez, cette chose que nous faisons tous quand nous imaginons un endroit et des gens que nous ne connaissons pas encore... se faire des films, quoi.
dangereuse entreprise. la réalité ne peut (veut ?) jamais, au grand jamais correspondre à ce que nous avons imaginé. autant bien faire la différence. ou sinon se casser le nez et les illusions en même temps et finir déçu à la ligne d'arrivée.

attente. nous attendons tous quelque chose. mais je n'aime pas ce mot, il rend passif. une fois là-bas, si j'attend que les gens viennent vers moi, si j'attend que mon espagnol s'améliore tout seul, je n'aurai pas grand-chose à raconter en rentrant...
non. ce n'est pas un mot à prendre en voyage. par contre, la patience - (in)directement liée - ça oui ! (ya plutôt intérêt - à moins qu'on éprouve un désir pressant de mourir d'énervement...)

aspiration. de nouveau : deux aspects. d'abord : les aspirateurs sont totalement inutiles (et inutilement encombrant) quand on voyage (à moins qu'on entretienne une rélation (très) spéciale avec son aspirateur et désire lui faire voir le monde). ensuite : il est important d'aspirer ("son domicile, oui") - "tais-toi un peu !", d'aspirer à quelque chose en général dans la vie... euh... laissez-moi reformuler tout ça ("ouais, t'as fini un peu avec ta prétention, tes tendances pseudo-philosophiques et moralisatrices ? - chuuuuuteuh, j'essaie de réfléchir ! - c'est ça, ô grande Mathie, fais-nous part de ta ô combien sage sagesse, on s'en f... - LA FERME !!")...
je crois qu'il est important de ne pas oublier pourquoi on entreprend un voyage. parce que entre ce à quoi on est habitué, ce qu'on découvre, ce qui nous émerveille ou nous choque et ce qui nous déstabilise, c'est plutôt facile de perdre la boussole.
on ne part jamais sans raison - que ce soit par fuite ou par recherche (en fait, on voyage souvent parce qu'on croit pouvoir ainsi échapper à quelque chose (enfin, je crois), mais j'ai l'impression que c'est le meilleur moyen pour retomber exactement sur ce qu'on fuyait. sur soi-même généralement, je dirais. on est toujours renvoyé à soi-même quand on voyage) - bref, il y a toujours un but. une aspiration donc.
mon but - c'est le titre de mon blog - c'est d'oser, apprendre à être audacieuse, et probablement aussi me trouver moi-même... difficile à dire. on en reparlera une fois que je serai rentrée.

exigeance. un drôle de mot, celui-là. il a du caractère, mais aussi quelque chose de trop rigide. voyager, c'est beaucoup, beaucoup, essayer de s'adapter le plus possible. prendre les choses comme elles viennent et faire au mieux avec ce qu'on reçoit. ce qui n'est pas possible quand on a des exigeances. celles-là, à moins qu'on ne se les pose à soi-même, mieux vaut les laisser chez soi.

finalement, on en est plus du tout au sujet initial, j'étais censée vous raconter quelles étaient mes attentes pour ce voyage.
tout ça pour vous dire : je n'en ai pas. j'ai des attentes envers moi-même, mais ça ne sert à rien d'en avoir concernant ce, celles et ceux que je vais rencontrer là-bas. ce serait absurde. les choses et les gens sont ce qu'ils sont. ce ne sont pas mes attentes qui vont les faire changer.


et c'est ainsi que se finit cette petite escapade philosophique sur le voyage, ou du moins, ce que j'entends par là. ça dérive pas mal du concept original qui prévoyait que ce blog soit plutôt un journal de bord, mais j'imagine que ça viendra...

entretemps, il faudrait que je me mette à faire ma valise, moi... 

mercredi 2 mars 2011

AAAAAAAAAAAAARGH !!!

depart dans 9 jours.

merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde.

qu'est ce que je fais ?