Trinoculaire

le carnet de voyage.
un voyage, c'est avant tout des gens qui partent (en l'occurence, juste moi) et des gens qui restent (ça, c'est vous). mais aussi des découvertes, des aventures, des futurs souvenirs, des moments difficiles, des rencontres, des sourires pleins les poches, un apprentissage, une épreuve, une récompense - une envie de partir pour mieux revenir.
et parce que tout ça, ça fait beaucoup pour une seule personne, bein autant partager !

mercredi 17 août 2011

petit flash back

bonjour les gens !

cela fait maintenant 6 semaines que je suis rentrée et oui! j'ai commencé à trier mes photos... mais je n'en suis arrivée qu'à celles de Quito - ce qui représente un onzième de toute ma collection :s
de plus, je suis au le chômage technique parce que mon ordinateur à rendu l'âme (ou presque) et est en réparation.

depuis que je suis rentrée, le vie continue. comme elle continuait avant que je ne parte, comme elle continuait pendant que j'étais partie et comme elle continuera de continuer encore un moment.
je m'attendais à un changement plus ou moins radical ou au moins à une révélation mystique pendant mon voyage, mais ce n'est pas vraiment le cas. je ne prétendrais pas qu'il n'y a aucun changement (parce que ce n'est tout simplement pas vrai), je pense tout simplement que les changements ne sont pas (encore?) visibles. même à mes propres yeux.

il y a quand même plusieurs réflexion que j'ai croisé sur mon chemin (ou pour (mieux) filer la métaphore : quelques unes de ces choses qui se trouvaient parmi toutes celles sur mon chemin, que j'ai décidé de mettre de ramasser et de mettre dans ma poche).

  1. les humains sont des humains partout sur terre. pour les bonnes comme pour les mauvaises choses. et ils aimeraient tous partager leur histoire avec au moins une personne qui les écoute. vraiment.
  2. on ne vient pas d'un pays, d'un village ou d'une éducation ; notre origine, c'est l'amour de nos parents.
  3. la solitude n'existe pas quand on est en paix avec soi-même.
voilà. ça, c'est dit.
bonne nuit :)

jeudi 30 juin 2011

je rentre.

voila. c'est la fin. et un debut aussi.
triste de partir. heureuse de rentrer. un peu peur de rentrer aussi.

mais surtout, en voyant ces 111 jours de voyage derrière moi, je me dis que, là, j'ai vraiment de quoi être fière.
et ça, ça ne m'arrive pas souvent.


ce moment d'autocongratulation mis à part, je voulais dire (écrire, plutôt) aussi un mot de gratitude à tous ceux qui ont croisé mon chemin.
merci à tous ceux qui m'ont proposé leur aide alors que je n'avais rien demandé.
merci à ceux qui m'ont offert leur amitié - que ça soit pour la durée d'une soirée, d'une apres-midi ou d'une semaine.
merci de m'avoir fait découvrir à travers vous, une humanité riche, pauvre, colorée, terrible, magnifique -  et généreuse surtout.
merci d'avoir été là, parce que à chaque rencontre j'avais l'impression que j'y voyais un peu plus clair.
merci d'avoir partagé vos histoires avec moi.

parce que, finalement : la vie est une belle histoire.

lundi 27 juin 2011

retour à la case départ

retour a Buenos Aires hier.
super excitée parce que ça signifie que je rentre bientôt.
d'un autre côté j'ai du mal à réaliser vraiment ce que ça signifie. c'est réel là, on y est.

j'ai vu plein de choses, et ce qu'en j'en retiens, et bien c'est simplement que l'homme est humain partout sur terre... pour les bonnes comme pour les mauvaises choses.

et puis, 
est-ce que j'aurai changé ?
mais change-ton vraiment ?

vendredi 24 juin 2011

bizarre, bizarre...

je vous jure, c'est pas une blague : dans l'auberge où je suis, il sont en train d'accrocher des décorations de Noël dans tous les coins... et ce soir, la grosse guindaille... ça promet!

24 juin en Argentine = version pervertie de Noël.

eh bein ! on aura tout vu...

mardi 21 juin 2011

reflexionnations a Mendoza

je suis arrivée a Mendoza hier, et après quelques enquiquinements point de vue argent/carte bancaire et université (tous règlés, ¡por fín!), ça y est, on souffle.

Mendoza à premiere vue n'a rien d'extraordinaire (ou peut-être que je deviens simplement blasée parce que j'en ai deja vu quelques unes des villes comme ça). mais il y a une certaine douceur dans l'ambiance, peut-être parce que c'est une ville très aérée : beaucoup de petites placettes où les gens se réunissent pour boire un maté ou pour profiter du soleil, et les bâtiments ne font en moyenne pas plus de deux étages. sans parler des immenses platanes qui bordent toutes les allées du centre ville... j'aime les arbres.

aujourd'hui j'ai loué un vélo pour faire la route des vins de Mendoza. un peu à l'écart de la ville, il y a un village qui se nomme Maipú et qui compte à peu pres autant de bodegas (vignobles) que d'habitants. j'exagère... un peu :) on peut en visiter la plupart... et puis déguster bien-sûr. mais à Maipú, on ne fabrique pas que du vin, il y a aussi des productions d'olives et d'huile d'olive et des petits artisanats de liqueurs, de chocolat et de confitures.
deviez quoi ? j'ai fini par 'déguster' (j'aime bien ce mot. il a quelque chose de ridiculement... pointu ^^) bien plus de chocolat, de confiture et de liqueurs que de vin.
liqueur de chocolat-banane. liqueur de rose. et... de l'absinthe ! sisi vous avez bien lu : de l'absinthe.
didjou que ça brûle (vous me direz : 75 pourcent d'alcool, c'est normal). mais bon, une expérience de plus à rajouter à ma liste :)
__________

l'Argentine... difficile a décrire. d'un côté on peut dire que ce pays est à l'Amerique du Sud ce que les Etats-Unis sont à l'Amérique du Nord.
comme les USA, l'Argentine est un pays qui ne compte presque plus de population indigène, décimée en quasi totalité tout au long de son histoire. les gens d'ici sont beaucoup plus typés européens (italiens/espagnols), mais il gardent quelque chose d'indéniablement... latin ? différent ? je ne sais pas trop comment le décrire.
comme les USA, l'Argentine est un pays immense avec des régions très peu peuplées, d'autres beaucoup plus : 60 pourcent de la population argentine se concentre autour de Buenos Aires, par exemple. ce qui fait qu'il y a des espaces intouchés (ou presque) tout simplement immenses. d'ailleurs, y rouler en voiture doit être vraiment ennuyeux : parfois, les routes font des lignes droites pendant une centaine de kilomètres.
et l'Argentine a sa propre version du cowboy : le gaucho. chevaux, betail, chapeau en cuir, lasso et compagnie.

il y a quelque chose que j'aime beaucoup en Argentine, c'est que le contact entre les personnes est très important (en tout cas. c'est comme ça que je le ressens). que ce soit pour discuter, pour rigoler, pour s'aider, pour débattre ou pour se crêper le chignon, l'important c'est l'échange entre les personnes.
je trouve ça d'autant plus... remarquable (?) que en Europe, j'ai l'impression qu'on a tendance à devenir indifférent les uns envers les autres. un étranger est plus considéré comme une menace potentielle que comme un être humain avec ses propores petits bonheurs, peurs, incertitudes et rêves.
les Argentins sont d'ailleurs les personnes les plus serviables que j'aie rencontrées (je généralise, là. je sais qu'il faut s'en méfier, mais dans ce cas je pense que c'est justifié).

bon. en Argentine, pas moyen de trouver de yaourt nature (il y en a au kiwis, au melon, a la vanille, avec ou sans muesli, mais nature, ça non) et le pain d'ici est souvent tellement sec que en Europe on vendrait ça sous la dénomination de cracotte. les hostals n'ont jamais de poubelles dans les chambres et les salles de bains n'ont souvent ni bac de douche, ni rideau de douche, ce qui fait qu'on a intérêt a planquer ses vêtements dans un coin et mettre son essui dessus si on ne veut pas les retrouver trempés.
mais c'est comme ça.

'mieux' et 'pire' n'existe pas. c'est juste different.

aujourd'hui est le jour le plus court de l'année. 
ça y est, on est en hiver maintenant.

samedi 18 juin 2011

(é) change

le chien blanc. 4 condors. un doigt pointé. le vent. du sable. canyon. montagnes. asado. rencontres. aide. générosité. voyage.



franchir toutes les frontières. 
jusqu'à s'en affranchir.

la fin n'existe pas 

jeudi 16 juin 2011

humahuaca-jujuy-salta-cafayate-tucuman-larioja-villaunion. je ne veux même pas savoir combien de kilomètres ça fait.

des bus des bus des bus et encore, des bus. j'en ai ma claque.
sauf que c'est le meilleur moyen de decouvrir les paysages argentins.

c'est grand, l'Argentine...

jeudi 9 juin 2011

Purmamarca. Salinas Grandes. Tilcara. Humahuaca. Iruya.

direction le lointain nord ouest de l'Argentine, presque jusqu'à la frontière bolivienne.

la haute montagne se pare ici de toutes les couleurs de la palette du peintre (d'ailleurs, c'est comme ça qu'on appelle la zone entre Purmamarca et Tilcara : la paleta del pintor). qui a dit que le monde mineral etait gris et monotone ?

c'est ici aussi qu'on trouve la plus grande saline d'Argentine, vestige d'un temps perdu où la mer habitait encore les sommets de la cordillère.
c'est tellement blanc qu'on en a les yeux qui brûlent. et le regard ne rencontre pas grand chose une fois le dos tourné aux salines proprement dit. d'ailleurs, le vent en a fait son terrain de jeu et au loin, on peut le voir s'amuser à soulever la poussière des chemins en tourbillons de sable. de près on le sent aussi d'ailleurs. il souffle fort, il pousse, comme pour nous chasser nous, intrus, de ces terres qui sont faites pour lui.

Tilcara signifie 'étoile filante' dans la langue indigène. on m'a dit qu'on peut en voir parfois pres d'ici, chose rare, parait-il, en Argentine.
une fois sur les hauteurs du village, on se retrouve devant tant d'immensité que le regard ne sait plus où se poser. mais c'est pas grave : l'immensité ne se voit pas, elle se sent.

Humahuaca est comme la dernière marche avant d'arriver aux hauts plateaux boliviens. on se croirait un peu au bout du monde, mais c'est avant d'avoir vu Iruya adossé à deux falaises comme pour s'assurer de ne pas tomber dans l'infini qui commence deux pas plus loin.
pour y arriver, on traverse des paysages où les pierres sont de toutes les couleurs et derrière lequelles quelques touffes d'herbes tentent en vain de cacher leur toupet.

l'eau s'y est fait sculpteur et creuse des rides aux montagnes vieilles comme le monde...

je sais, je sais. toutes cette poésie sans photo pour preuve, ça sonne creux (tu parles !) mais chaque chose en son temps. plus que deux semaines et je serai rentrée :)

:)

j'ai reçu un mail de l'université disant qu ils avaient un logement pour moi. et là où que je voulais en plus.


je viens de realiser qu'il reste a peine plus de trois semaines.
c'est rien trois semaines. et c'est beaucoup.

drôle de chose, le temps.

lundi 6 juin 2011

les missions jesuites

après mes lamentations sur mon expédition paraguayenne ratée, il faudrait quand même que je vous raconte quelque chose sur ces fameuses missions jesuites.
je trouve ce sujet très interessant, parce que c'est la première fois que j'ai entendu parler d'un processus de colonisation qui se soit passé plus ou moins dans le respect des populations indigènes (je dis bien : plus ou moins. la colonisation reste de la colonisation).
en plus : ces jesuites on inventé le communisme avant l'heure - avec pour seule difference que ça a fonctionné pendant plus d'un siècle ^^

mais malgré le fait que j'ai visité ces fameuses ruines (du côté argentin seulement, vous l'aurez compris -.-), je suis encore bien mal informée sur ce sujet donc ça devra attendre :)

vendredi 3 juin 2011

horaires de bus, de traversée et autres enquiquinements

pfft. bon, cette journée faisait partie de ces journées où on a plutôt intérêt à rester positif et s'adapter, sinon c'est la catastrophe (aka : soit en crise de rage, soit en crise de larmes).

j'ai fait ma toute première expérience en Couch Surfing qui c'est plutôt bien passée je dois dire. pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, Couch Surfing est une communauté sur internet un peu dans le même genre que le covoiturage (les gens proposent un trajet de telle ville a telle ville, et les personnes qui sont intéressés les contactent, arrangent un prix et voyagent ensemble), sauf que ce qu'on propose ce n'est pas sa voiture, mais son canapé clic-clac pour la nuit (d'ou le nom de 'couch' surfing). la seule différence, c'est que c'est gratuit ! ce dernier point peut poser quelques problème dans certains cas, parce qu'il y a évidemment des gens qui en profitent et traitent leurs bienfaiteurs comme un hôtel gratuit. mais, on dirait que c'est une minorité, et en général, ça semble se passer plutôt bien.
le but de toute l'histoire, c'est bien-sûr de faire des rencontres, mais surtout d'échanger (très important, ce mot dans la vie ne général, je m'en rends de plus en plus compte). des opinions, des expériences et tout et tout.
je dois dire que je suis encore un peu mal à l'aise en me disant que, simplement parce que je le leur demande, les gens m'acceuillent chez eux, me prètent un lit, me font à manger et tout ça gratuitement. j'ai vraiment l'impression de leur devoir quelque chose en retour... mais apparamment, non.
ce qui rend les choses encore plus bizarres, c'est que ces premiers CouchSurfers qui m'ont acceuilli sont propriétaires d'un hotel. ce qui me donne l'impression de leur faire perdre de l'argent... et d'un autre côté je me dis aussi : c'est eux qui se sont inscrits sur ce site en disant qu'ils seraient prêts à loger des gens - s'ils ne voulaient pas le faire, ils auraient simplement pu dire non quand je leur ai envoyé la demande - ou encore, ne pas s'inscrire tout court...
pas facile tout ça.

bref. aujourd'hui, j'avais pour projet d'aller visiter les ruines des missions jésuites (admirablement bien conservées, paraît-il) au Paraguay. ce n'est vraiment pas loin (20 km grand maximum), le seul problème c'est qu'il y a un énorme fleuve entre les deux.
donc suivant les conseils de mes hôtes, il fallait que je prenne le bus jusque Corpus, puis un bateau pour traverser et une fois de l'autre côté, le bus jusque Trinidad. mais attention : on est dans la province ici ; même si on est en automne et qu'il ne fait plus une chaleur étouffante sur l'heure de midi, c'est la siesta obligatoire de midi à 14h (plus ou moins. généralement plus). ce qui veut dire : pas de bateau a ces heures-la, il faut donc partir assez tôt pour pouvoir traverser.
j'ai donc quitté la maison à 10h. et j'ai attendu le bus.
pendant plus d'une heure.
bon.
apres 15 min de trajet, on arrive à Corpus. je demande au chauffeur où se trouve donc cette fameuse barque. et là j'apprends qu'en fait, c'est trois kilomètres à côté du village. génial.
bon et bien on va prendre le taxi.
le temps d'arriver là-bas, il était 11h40. je me suis dit : 'bien, il reste vingt minutes, c'est bon !' je vais quand même me renseigner sur les horaires de retour.
et là on m'informe qu'en fait, la dernière barque de la matinée a déjà traversé. 'mais, et la traversée dure combien de temps ? le fleuve est très large, certes, plus ou moins 350m, mais enfin ?!!' - 'elle dure 30 min mademoiselle. la première de l'après-midi est à 14h.' - 'ah. et la dernière barque de la journée ?' - 'à 16h30'.
ce qui ne me laissait le temps de rien faire du tout.
reste plus qu'à annuler, alors.
heureusement que le taxi était encore, là !
retour à Corpus. en regardant le paysage sauvage à travers la fenêtre, j'ai demandé au chauffeur : 'au fait, il y a un bus de l'autre côté ?' - 'non, je ne crois pas. de l'autre côté, c'est comme ici ; il n'y a rien.'

génial. à ce moment-la, j'avais une forte envie de fondre en larmes. mais non, merde! les voyages, c'est comme ça. oú est passé ta capacité d'adaptation, Mathie ? donc, finalement, j'ai payé le taxi et je suis allée faire une balade dans la forêt.
la latérite rouge rouge. la végétation composée d'un mélange entre plantes familières et exotiques. dense. et des odeurs de printemps, bizarrement.
joli, mais j'ai quand mème dû attendre le bus pendant 2h30 pour rentrer. et il s'ens mis à pleuvoir sur Misiones. ce qui est pas mal pour les gens d'ici : parait que tout est asseché, alors qu'on est en automne et qu'il est censé beucoup pleuvoir à cette période.

enfin voilà. journée... ratée on va dire.
mais bon, il y en a aussi.

mardi 31 mai 2011

Les Chutes d`Iguazu ou encore Parc d`Attraction Geant pour Goutte d`Eau

bon. que dire... commencer par le debut peut-etre ? ca vaut mieux que de commencer par la fin de toute facon.

quelques informations sur le site d`abord.
classes au patrimoine mondial de l`UNESCO, les chutes d`Iguazu sont situes dans la reserve naturelle du meme nom, juste sur la frontiere entre le Bresil, l`Argentine et le Paraguay. je ne suis pas tout a fait sure qu`on puisse vraiment voir les chutes depuis le Paraguay, mais en tout cas ici a Puerto Iguazu, les agences de tourisme proposent toutes une journee `trois frontieres`... passionnant. bref. elles ne font pas partie des sept merveilles du monde `officielles`, mais ca n`en reste pas moins un endroit merveilleux. je ne vous apprend rien en vous disant que l`endroit est hautement (vraiment hotement. avec un accent cironflexe sur le `o` que je n`ai pas sur ce clavier) touristique. beurk, des touristes. c`est bruyant, c`est sale et c`est bete. et a part ca, et bien ca vous interesserait peut-etre de savoir qu`Iguazu signifie `grandes eaux` en guarani, (la population autochtone de la region). ouais... c est deja presque une minimisation, ca... 


bref. le premier jour, j ai visite les chutes du cote bresilien. et franchement, meme si c est magnifique de voir se deployer devant ses yeux des dizaines de cascades en amphitheatre comme ils disent dans le routard, j etais plus choquee de l attraction touristique qu on avait fait de cette merveille. sur le coup, ca m a paru comme une perversion de son message premier. 
la seule chose qu on a envie de faire quand on se retrouve devant ces trombes d eau qui se jettent dans le vide dans un grondement perpetuel, c est de s asseoir par terre, laisser son regard enlace aux gouttes d eau se jeter dans le vide aussi, attendre que le grondement des eaux s ancre en nous et ecouter, ecouter jusqu a ce qu on percoive ce murmure qui nous rappelle en chuchotant que c est de cette vie qu on vient. c est de cette nature violente parfois, magnifique toujours et vivante, oui, surtout vivante qu on est nes ; il n y a pas de separation possible. pourquoi est ce que les humains s acharnent a vouloir la traiter comme inferieure et exploitable ?
mais entre les flashs des appareils photos, les hordes de chinois qui se pressent contre les barrieres pour une photo souvenir, les sentiers betonnes bordes de barrieres verdes qu on nous prie de ne pas franchir et la vegetation domestiquee et maitrisee, c est impossible d etre au calme pour percevoir tout ca.
sans parler du prix de l entree qui etait de 20 euros pour 10 minutes de bus et 1,2 km de sentier betonne.
ca me parait d ailleurs contradictoire de faire payer les gens pour entrer a un site classe patrimoine naturel de l humanite. parce qu en soi, ca signifie que ce site appartient a tout le monde, sans aucune distinction entre race, origine ou nationalite. pourquoi nous faire payer alors ?

bref. le lendemain, je suis allee voir les chutes du cote argentin, et, peut etre parce que ja avais vu le pire de l autre cote de la frontiere, ce cote etait vraiment mieux. plus de choses a voir, le cote touristique est plus digeste, on peut approcher les chutes d en haut, les voir de pres depuis le bas, donc en gros - mieux.

voila. la suite sera les ruines des missions jesuites a San Ignacio.

yay ! :)




samedi 28 mai 2011

broum broum

bon allez. maintenant, c'est parti.
départ pour Puerto Iguazù à 15h30 (arrivée à 9h du matin le lendemain... ça va être rigolo... -.-'')

mercredi 25 mai 2011

Colonia del Sacramento

c'est beau.

vents d'automne. pavés en schiste. maisons basses. la "mer" brune. la pluie. les platanes rouillés. les vieilles bagnoles. le ciel. immense.

la vie, je t'aime.

mardi 24 mai 2011

drôles de rencontres

j'ai rencontré un américain aujourd'hui.
il a fait des prédictions basés sur la lecture de la Bible et sur sa connection personnelle avec Dieu.

le 18 juin 2011, il y aura un crash économique mondial majeur.
le 4 juillet 2011, une attaque terroriste sera menée contre les Etats-Unis et les eaux de San Francisco, de New York et de Huston seront contaminés.
le 9 novembre 2011, une bombe nucléaire sera déclenchée en Israël.
le 28 février 2012, une autre catastrophe aura lieu (je ne me souviens plus s'il avait précisé quoi exactement)
et finalement, le 14 mai 2014, un astéroïde va frapper la terre, causant pluies d'acide, nuages de cendres pendant 6 mois, ce qui va considérablement refroidir notre planète, de sorte qu'après la dissipation des nuages de cendres on sera revenu à l'âge de glace.

lui même n'est pas à cent pourcent sûr que cela va se passer ainsi. il se dit : on verra bien.
entretemps, il a pour projet de fonder quelque part en Amérique du Sud une communauté nommée New Jerusalem (d'après un récit de la Bible ?) - la communauté idéale : sans violence, sans argent, auto-suffisante, sans gouvernement ni chef, avec un système d'éducation qui lui est propre, nottamment par la musique. si ses prédictions ne se réalisent pas, il tentra de mettre cette communauté sur pieds. et au cas où il avait raison, et bien... on verra bien.

c'est étrange, combien nos réalités peuvent être différentes...
je tiens à préciser que je n'écris pas tout ça pour me foutre de sa gueule, simplement pour montrer combien certaines rencontres peuvent être... étranges, il n'y a pas d'autre mot.
je crois qu'il faut essayer de ne pas juger. ce qu'il m'a raconté est tout à fait réel pour lui. ça ne veut pas forcément dire qu'il est fou ou à côté de la plaque. qui sommes-nous pour juger une vision du monde plus juste qu'une autre ?!

bon. bref. à part ça, il a se côté très américain qui me dérange beaucoup :
1) je me mets au centre de tout : mes expériences et mes opinions sont la chose la plus importante de ce monde. parce que je dis ce que je pense, j'ai forcément raison.
2) tout est bien - ou mal. noir ou blanc. il n'y a pas de nuances de gris. jamais.

mouais. il y a des gens bizarres...

je sais ça peut paraître une question stupide, mais est-ce que la vitesse du temps change ? j'imagine qu'encore une fois, tout est question de perception...

depuis que je suis en Amérique du Sud, il y a une ritournelle qui ne me sort pas de la tête :

j'ai.
couru.
après le temps.
il porte un manteau de pluie...
(24h01, Renan Luce)

le temps. il traîne. il fuit. il se presse et se languit. mais il serait vain de croire qu'un jour il s'arrêtera pour regarder en arrière.
profitons bien de maintenant, parce que c'est le seul instant qu'on aura jamais.

samedi 21 mai 2011

cumpleaaaaañooooos feeeeeliiiiiiz

aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma mouuuuuuuune !!
(et elle se retrouve toute seule à la maison, non mais vous croyez ça ??!)

faut que je trouve un cadeau à lui faire depuis ici, bien que ça risque d'être un petit peu compliqué...

bref, je vais faire marcher mes neurones. parait que la marche favorise la réflexion :)

à part ça : joyeux anniversaire, maman :D
et un gros bisou baveux virtuel avec ;)

vendredi 20 mai 2011

impressions de Buenos Aires

arrivée dimanche soir à Buenos Aires, crevée, mal de crâne (qui s'est muté en mal de ventre le jour suivant - mais qu'est ce qu'il se passe, bon Diou ?!) - d'ailleurs, une petite baisse de morale générale pendant quelques jours (manque de sommeil, changement de pays, changement de plan, pleine lune, bref : la totale), mais après avoir passé une journée entière à ronfler tranquillement dans mon lit (j'entends déjà des gens qui disent : "quoi ?? roupiller toute la journée alors qu'on est dans la ville qui a vu la naissance du tango, c'est un sacrilège !!" - tout à fait d'accord, mais quand ça ne va plus, ça ne va plus.), tout me semble déjà plus rose...

une petite présentation de Buenos Aires s'impose.
en arrivant, on est d'abord dérouté par la ressemblance avec l'Europe. "l'Argentine, c'est pas l'Europe quand même !?" - et bien non, mais ça y ressemble fichtrement : les bâtiments (hauts), les gens (très blancs - en comparaison avec ce que j'ai vu en Equateur), les vêtements. en se baladant dans la vieille ville, on a d'ailleurs l'impression de retrouver dans l'architecture un mélange entre Paris, Vienne et les villes coloniales d'Amérique du Sud.
malgré tout ça, Buenos Aires a indéniablement une atmosphère bien à soi.
au départ, c'est une ville d'immigrés venus chercher leur bonheur sur d'autres terres ; et dans l'air flotte encore ce curieux mélange entre l'espoir d'une vie meilleure et la nostalgie de ce qu'on laisse derrière soi. vraiment étrange...
c'est d'ailleurs, je pense, ce paradoxe qui a rendu possible la naissance du tango... et c'est dingue combien l'âme de cette ville est liée à cette musique (musique, mais pas seulement ! le tango c'est aussi des textes, des poèmes, la danse bien-sûr, un art social et toute une manière de vivre... curieuse fusion entre joie et mélancolie...)

il parait que le tango à ses débuts - fin du XIXe siècle -, était une danse dansée entre deux hommes et non entre homme et femme. en effet à cette époque, la population de la ville était composée majoritairement d'hommes (fait dû à l'immigration, vous l'aurez deviné), le tango était donc une manière de se mesurer 'entre mâles' pour voir qui aurait le droit à la femelle...
mais ce n'est pas tout. le tango est aussi né d'un besoin d'exprimer une certaine mélancolie liée à leur situation, car malgré les rêves de succès et d'argent, beaucoup d'immigrés vivaient dans la misère.
et franchement, quand on entend cette musique... tout est encore intact. comme s'il n'y avait qu'une note entre hier et aujourd'hui...
bref, vous l'aurez compris : j'aime le tango. 

enfin voilà, trève de blablatage sur le tango, Buenos Aires est aussi une ville bruyante, énorme, qui bouge beaucoup, très culturelle et Ô combien dangereuse pour les accros du shopping (j'ai vraiment du mal à résister parfois ^^). d'ailleurs, je me sentais un peu perdue au début. c'est tellement grand ! et puis, rien qu'en changeant de quartier, on a parfois l'impression de changer de ville, pour ne pas dire de pays ! Buenos Aires, la capitale aux mille visages...
et l'Argentine ne serait pas l'Argentine sans l'accent argentin ! le castellano prend ici des sonorités qui ressemblent fortement à l'italien et la prononciation particulière du 'll' et 'y' ('yo me llamo' devient 'cho me chamo' ici - déroutant au début) donne au tout une sonorité argéablement chuintante.

bref. à part ça, ça vous intéresserait peut-être de savoir que j'ai changé mes plans. au départ j'avais prévu de faire (encore) trois semaines de volontariat et puis de voyager durant les trois semaines qui restent. mais l'Argentine est tellement grande et il y a tellement de choses à voir, que j'ai décidé de ne faire que du voyage (aïeaïe le porte-feuille ! parce que l'Argentine, ça ne ressemble à l'Europe pas seulement au niveau de l'architecture ou de la population, mais aussi au niveau des prix :s).

pour vous faire une idée, voilà plus ou moins l'itinéraire prévu (sujet à d'éventuelles modifications suivant l'humeur du moment ^^) :
Buenos Aires - Iguazú - Salta - descendre vers Mendoza en petites étapes - Mendoza - Córdoba et retour à Buenos Aires (pour dépenser les (éventuels) pesos qui me restent en fringues et babioles inutiles... hihi)

et pour les nouilles en géographie, voici la carte :


p.s. en relisant mon message par après j'ai bien rigolé. je me suis rendue compte que je suis en train d'adopter le même style d'écriture que le guide du routard... c'est vrai qu'à force de le lire et lire et relire, ya de quoi ! ;)

au revoir l'Equateur

voilà, c'est deja la fin.
chuta - c'est passé vite...

un peu triste de laisser tout ce petit monde de tres bon amis et tres bons souvenirs derriere moi, mais excitée a l'idée d'enfin bouger et de voir du nouveau (Quito, ça va bien un moment, mais là, c'est-bon-j'ai-vu!).

et puis enoooooormement de gratitude pour tous ces beaux moments.
wow.                                          MERCI !

comment est ce qu on peut avoir autant de chance en une seule vie ??



en tout cas, j encourage vivement (mais vraiment : vi.ve.ment.) tous ceux qui lisent ce blog (je ne sais pas combien le font, vu que personne ne laisse de commentaires ! .... grrrrrrrrrr) d un jour, si vous en avez l occasion, faire un voyage. pas forcement du même genre que ce que je fais, simplement : un voyage. de mon point de vue (je sais, je n ai que 19 ans, mon opinion ne vaut pas grand chose), c est la meilleure école.
de la vie, du monde, des humains, des autres et surtout de soi-même.


ah oui, et à part ca : oui, je suis bien arrivée (en un seul morceau en Argentine)

vendredi 6 mai 2011

SinSoluka

aïeaïeaïe... je viens de voir que ça fait plus de deux semaines que je n'ai plus donné de nouvelles ici :s serait peut-être temps que je vous raconte ce que j'ai fait ces derniers temps...

et bien, le 11 avril, j'ai commençé à travailler dans mon projet de volontariat.
ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que j'ai changé de projet en dernière minute. au départ, je devais travailler dans un foyer du jour pour petits appelé 'Niños de Ecuador'. mais l'école avait organisé la visite de la fondation Sinsoluka qui s'occupe des enfants de la rue de Quito et j'ai trouvé l'initiative de ces gens tellement impressionnante que j'ai décidé de changer - ou au moins d'essayer de changer.
j'ai essayé ; et ça a marché ! :)

il faut savoir que les services sociaux en géneral ne sont pas encore très évolués ici. donc, par exemple, si des enfants sont battus ou maltraités dans leur famille, il n'y a pas de service social (ou s'il y en a, il est encore dans ses débuts) qui les prend en charge et s'occupe de leur trouver une famille d'acceuil. ses enfants sont donc réduits à se débrouiller seuls... et se retrouvent souvent dans la rue. d'autres sont juste jetés dehors par leurs parents parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'occuper d'eux. d'autres encore pour toutes sortes d'autres raisons malheureuses...
dans la rue, les enfants survivent tant bien que mal : dans quelques cas ils trouvent quoi vendre, sinon c'est la mendicité, le vol ou le crime en général. souvent, ils ont recours à la drogue pour oublier le froid, la faim, la misère, mais aussi surtout pour se sentir plus fort et confiants. en fait, l'estime de soi est souvent un problème pour ces gosses. ils commencent généralement à sniffer de la colle, parce que c'est le moins cher, et certains continuent vers marihuana, héroïne & co. pas besoin de préciser qu'une fois qu'ils en sont arrivés là, c'est vraiment difficile de les aider à s'en sortir...
autre problème : il n'y a pas de planning familial ou quoi que ce soit qui y ressemble en Equateur. ces enfants n'ont jamais reçu d'éducation sexuelle, et même ça avait été le cas, ils n'auraient jamais les moyens de se payer des moyens de contraception (c'est, il paraît, très cher en Equateur). le résultat est évident : beaucoup de filles se retrouvent enceintes à 13-14 ans...
comment éduquer un enfant quand on est encore un enfant soi-même ? comment survivre à deux quand c'est déjà assez difficile tout seul ?

des enfants ont d'autres enfants, ce qui diminue encore leur chance de s'en sortir.
c'est un cercle vicieux qui se perpétue et très peu est fait pour l'interompre.

parmi ceux qui ont fait et font toujours quelque chose pour aider ces enfants, il y a le docteur Mario Piedra, psychologue de formation. pour une raison qui m'est encore un peu mystérieuse, mais j'ai bien envie de croire que c'est de l'altruïsme simplement, il s'est fixé comme but dans la vie de tout faire pour aider les enfants des rues à s'en sortir.
il y a vingt ans, il a commencé a simplement aller vers ces enfants pour leur parler, connaître leur histoire - simplement pour montrer son attention à leur vies et leur situation. j'imagine combien ça doit chambouler ces enfants tellement habitués à notre perpétuelle indifférence...
toujours seul, le Dr. Piedra a continué à offrir son soutien à tous ceux qui désiraient changer de vie - vivre au moins décemment - et, qui sait? peut-être avoir la chance d'aller à l'école...
après de nombreuses années passées à poursuivre cette initiative, Mario Piedre a reçu l'aide de deux bénévoles suisses, qui, une fois retournés en Europe ont pu récolter assez d'argent pour permettre au Docteur à acheter une maison, d'oú il pourrait dorénavant mener ses activités. à partir de ce moment, il crée une vraie fondation qu'il choisit de nommer SinSoluka. 'soluka' est le nom local qu'on donne à la colle que sniffent les enfants des rues ; traduit de l'espagnol, le nom de la fondation signifie donc 'sans colle'.
aujourd'hui, la fondation a évidemment bien grandi. tout ceux qui désirent le soutien de la fondation pour changer de vie peuvent toujours se présenter quand ils veulent. mais l'intention de changer doit être réelle : on ne peut pas juste toquer à leur porte quand on aimerait un repas chaud. de plus, la fondation ne compte pas se substituer aux parents : les parents doivent se prendre en main, chercher un boulot et prendre la responsabilité pour leurs gosses - SinSoluka n'a pas l'intention de tout faire à leur place. les enfants doivent aussi montrer qu'ils ont envie de l'aide de la fondation en respectant les règles, en venant régulièrement et en faisant leurs devoirs.
les enfants peuvent venir avant ou après l'école pour un repas chaud, pour reçevoir de l'aide avec leurs devoirs et simplement pour être encardés un minimum. la rue est un lieu où il n'y a pas de règles ni obilgations, seulement la necessité de survivre ; pour certains enfants, c'est donc difficile de s'adapter à un mode de vie bien organisé oú il y a des règles de comportement, oú il y a des devoirs à faire et oú il faut se concentrer et rester tranquille pendant des heures (je vous dis pas : durée moyenne de capacité de concentration : 45 secondes !... '-.-). c'est donc important de reconnaîtres les efforts qu'ils font et les encourager à continuer à les fournir.
il y a donc quatres éducateurs qui aident Mario Piedra en permanence et quelques volontaires étrangers selon la saison.
ce que je faisant en gros, c'est aider les enfants à faire leurs devoirs et organiser des activités pour quand ils ont terminé. j'accompagnais aussi les educateurs lorsqu'ils allaient faire le tour des écoles pour demander comment se comportaient les enfants là-bas.

pour aider leur réinsertion, certains jeunes ont l'opportunité de faire un apprentissage de quelques mois dans la menuiserie de la fondation. ils comptaient aussi faire une boulangerie dans la même but, mais le projet n'est pas encore vraiment en route. engager un maître boulanger sur une longue durée coûte cher, et la fondation n'est pas située dans un rue oú il y a beaucoup de passage, donc il faut encore voir comment et oú vendre les produits. c'est ce qu'on a essayé de mettre en route avec les autres volontaires cette dernière semaine, et ça avait l'air de bien marcher...

enfin bref. en gros, c'était une belle expérience - je ne regrette pas du tout d'avoir changé finalement. j'ai juste l'impression qu'un mois c'est tellement peu ! ... mais enfin, j'ai fait ce que j'ai pu pendant le temps qui m'était donné et j'espère que ça a été apprécié.
en tout cas, j'en garderai un très bon souvenir :)

samedi 23 avril 2011

en trois mots *version 2*

- la fanesca etait absolument dé.li.cieuse (Ximena, tu es une fee !)
- je suis a Baños en ce moment (plus au sud, a l'endroit où commence (plus ou moins) la forêt tropicale. et bien les gens, je ne m'en rends vraiment compte que maintenant, mais le soleil et la chaleur... C EST GENIAL
- demain - rafting !!! (oh/my/god. qu'est ce que je suis en train de faire ??)

jeudi 21 avril 2011

ouiiiiiiii je sais, je vous avais promis le récit de mon quatrième week-end
MAIS ce ne sera pas pour aujourd'hui.
encore un post blabla donc...

- j'ai décidé de m'offrir un bloc de 12 heures de cours individuels de salsa (ce qui fait 4h/semaine pour les 2 semaines et demie qui restent - c'est bon pour la ligne!!!). c'est vrai-ment génial. (quoique c'est parfois un peu ambigü avec le prof... grrrr... (enfin - c'est lui qui est ambigü - pas moi. enfin... j'espère ?? :s) mais chuuut!! qui sait, peut-être qu'un de ces jours il tombera sur ce blog, et il aura quelqu'un à côté pour traduire... oh et puis merde! c'est la vérité.)
- comme c'est la semaine de Pâcques, je ne travaille à des horaires bizarres : lundi, mardi seulement jusque 14h et mercredi juste 2 petites heures pour aider à nettoyer la maison...  et là en gros je suis en VACANCES (ouais, c'est ça... comme si t'étais pas en vacances depuis le début de l'année -.-)
- quoi d'autre... aujourd'hui je vais rejoindre me famille d'acceuil (vous l'aurez compris : je ne vis plus là-bas maintenant) pour manger le plats typique de la fête de Pâcques: la fanesca. une sorte de soupe qui contient 12 différent types de lentilles, haricots et tout autre machin dans cette catégorie - pour représenter les 12 apôtres vous l'aurez deviné.
- hier comme tout les mercredis, on a fait une sortie entre filles (entre filles pourquoi? parce que le mercredi est classé Ladies Night dans le coin - cocktails et entrée gratuites jusque 10h dans la plupart des clubs. mais à 10h, fini le calme - ya les garçons qui rappliquent ^^), qui était vraiment bien.... mouvementée on va dire. c'éstait bien amusant - même si un peu trop bondé après un certain temps. seulement voilà que, ma coloc (aka roommate) c'était - pour une raison ou une autre - mis dans la tête de boire autant de cocktails que possible avant dix heures (ah! la gratuité - quel corrupteur (trice? ! ...). résultat : ... (vous pouvez vous l'imaginer tout seuls) bref. vers une heure, elle part au toilettes, mais une heure après, elle n'était toujours pas revenue. tout le monde pense qu'elle était rentrée se coucher. mais oh surprise! quand vers 2h, j'ouvre la porte de ma chambre : personne.
commence alors une longe recherche : retourner au club, insister pour qu'ils nous laissent rentrer sans payer 5 dollars, alerter la sécurité, les autres amis qui y étaient toujours, demander au DJ de faire une annonce, inspecter tout de fond en comble - toujours personne. faire tous les clubs de la rue (ou presque), monter sa photo a tout les videurs, sans succès.
penauds, on arrive dans notre rue - sans grand espoir de réussite, on montre sa photo aux 2-3 fastfoods qui étaient encore ouverts. et oh miracle! ils l'avaient vue ! apparamment, elle s'était assis à la table de parfaits inconnus, mangé leur hamburgers et s'en était allée seule.
je décide donc d'aller revérifier toute la maison : cuisine, couloirs, salles de bain. et une fois arrivé au grenier, j'ouvre la porte de ma chambre et qui voilà?
ma coloc. en train de ronfler comme une bien-heureuse dans son lit...

enfin, je suis simplement contente qu'il ne lui soit rien arrivé...

bon les gens, je vous laisse, je suis déjà en retard pour la fanesca. a plus !
(et, c'est pas parce que vous êtes en vacances qui'il ne faut plus envoyer de mails ! c'est quoi cette histoire... ?! ^^)

vendredi 15 avril 2011

le résumé (en plus de trois mots)

en lisant mon blog, on aurait tendance à croire qu'à part ma sortie à Mindo, je n'ai pas fait grand chose de mon temps...

mais en fait, le week-end d'après, j'ai passé une journée a Otavalo - un petit bled a deux heures de bus de la capitale qui abrite le plus grand marché de la région. mais bon, sur ce coup là, les choses à raconter sont minces : ce qu'on fait au marché n'est un secret pour personne. on regarde. on examine. on marchande. on achète.

le dimanche, comme il faisait super beau le matin, on a décidé de faire une sortie en famille ; Andrea, Ximena et moi.
vous le savez peut-être (ou pas), Quito est dominé par un volcan (inactif! - du moins j'espere...) nommé Pichincha qui culmine a plus de 4100 m. comme ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir la condition physique nécessaire pour caracoler à cette altitude, quelqu'un a eu un jour la bonne idée de contruire un téléphérique sur le Pichincha. et je dois dire, la vue depuis le haut est vraiment géniale.
on voit toute la capitale (et j'exagère à peine), qui - soit dit en passant - est une ville très longue : 58 km de longueur pour 5-7 km de largeur. étrange au début, surtout qu'il n'y a que trois avenues principales pour la traverser dans toute sa longueur... je vous dis pas le traffic ! mais bon, topographie andine oblige. globalement, on peut diviser la ville en deux : le nord, le Quito moderne, plus riche - et cher (nooooooon c'est vrai ?? décidément, Mathie, tu fais dans les pléonasmes...). niveau architectural, c'est une horreur ; un alignement de boîtes de chaussures, tout est carré, et comme les gens d'ici ne semblement pas connaître les volets et ont une certaine obsession pour la sécurité (ce qui est logique en même temps quand on habite un pays où le très pauvre côtoie le très riche), il y a des barreaux partout. à toutes les fenêtres. de quoi se sentir légèrement enfermé... bref, et vers le sud, il y a la vieille ville : très jolie, mais comme c'est à partir de là que commence(nt) le(s) quartier(s) populaire(s), les bâtiments ne sont pas très bien entretenus (limite vétustes) et mieux vaut ne pas trop trainer dans le coin (surtout seul(e)) une fois la nuit tombée.
enfin voilà, revenons à nos moutons : le temps de prendre la décision de faire ce pique-nique, de petit-déjeuner, de se préparer, d'emballer le nécessaire, de fermer la maison, d'acheter ce qu'il nous manquait, de se rendre jusque là ; il était 11h et il ne faisait plus vraiment beau. sans parler de la file interminable de gens qui apparamment avaient eu la même bonne idée que nous.
bref, après une heure et demie d'attente on y était finalement. et malgré le prix abusé du téléférique, le fait que le soleil n'était pas (plus) vraiment de la partie et que j'avais froid parce que j'avais sous-estimé la température qu'il fait à cette altitude, je ne regrette pas du tout d'y avoir été. la vue en valait vraiment la peine et c'était une chouette occasion de faire une activité en famille.

pour le troisième week-end ici, là, c'est vrai que je n'ai pas fait grand chose... mais j'avais une bonne excuse ! j'étais malade vendredi et samedi. rien de bien grave, juste pas mal de la fièvre et mon nez qui avait décidé pour une raison ou une autre de se mettre en mode 'surproduction de mucus'... -.-
bref. le dimanche, toute la famille était invitée à manger des tortillas mexicaines (non, ce n'est pas contradictoire) péparées par Andrea (ma 'soeur' qui pour l'instant étudie l'administration hotelière mais qui avant était chef cuistot ! je ne vous dis pas : c'était (very) bon ^^). une sympathique journée passée en famille, c'est incroyable qu'ils m'aient acceuillie comme faisant partie de la tribu : le coeur sur la main et gros comme ça !

quant au quatrième week-end, lui, il mérite un article à part...

mardi 12 avril 2011

en trois mots

bonbon. j'ai 5 min pour écrire quelque chose.

1. je vis toujours
2. je vais bien
3. j'ai oublié mon chapeau dans un taxi
4. j'ai déménagé la semaine dernière, maintenant j'habite dans une maison d'étudiants. c'est fort différent mais j'aime tout autant
5. j'ai commencé à travailler dans mon projet de volontariat, c'est mon deuxième jour aujourd'hui (plus de détails dans un prochain message (un jour quna j'aurais le temps)
6. ça caille ici. faut que j'aille m'acheter un ou deux pulls bien chauds

voilà. version ultracourte. mais là faut que j'y aille : je dois passer a la banque avant d'aller travailler.

lundi 4 avril 2011

une journée typique

vu que j'entre aujourd'hui dans ma dernière semaine de cours, je me dis qu'un petit aperçu d'une de mes journées... normales pourrait vous intéresser.

le réveil sonne à 7h00. après la douche (plus ou moins rapide), brossage cépillaire et dental et habillage intégral, je descends dans la cuisine où ma mamá equatorienne a déjà préparé le petit dej'. c'est tous les matins : fruits frais (tranche d'ananas, goyave, papaye, babaco ou autres noms exotiques), jus de fruits frais (idem), lait chaud / thé (selon l'humeur) et petit pain frais (enfin, frais... en général). c'est qui est génial, c'est que Ximena est toujours de bonne humeur le matin, ce qui n'est pas sans effet sur mon état d'âme matinal qui d'habitude (pour ceux qui me connaissent) tend plutôt vers le ne-me-parle-pas-ne-me-touche-pas-ne-me-regarde-pas-de-travers-oui-c'est-ce-que-je-compte-porter-aujourd'hui-pour-aller-a-l'école-m'énerve-pas-ou-je-t'incendie-du-regard... en plus gentil si j'ai bien dormi ^^
bref, vers 7h45 je sors de la maison. une petite trotte de 5-10 minutes avant d'arriver à l'arret de bus qui en fait est un terminal entier. apres avoir payé 25 centavos, je pars me ranger gentiment dans la file de gens qui attendent (comme moi) le départ d'un bus ecovía (pas d'horaire de bus en Equateur (en tout cas pour les bus urbains) inutile : ils ne seraient jamais à l'heure).
après un trajet de plus ou moins 25 minutes, je descends à l'arrêt 'Baca Ortiz', et puis il me reste 5-10 minutes de marche avant d'arriver à l'école.

8h30 début des cours. les classes sont redistibuées chaque semaine en fonction du nombre de personnes et de leur niveau. donc chaque semaine : nouveau prof, nouvelle salle de classe et nouveaux 'camarades' (j'aime pas ce terme).

pause d'une demie heure à 10h15 : café / thé / fauteuils / table de pingpong mis à disposition pour ceux qui veulent. discutaillage. organisation d'activités / rendez-vous l'apres-midi ou le week-end pour ceux qui veulent.

reprise des cours jusque 12h30. apres, je refais le trajet inverse vers la maison et une fois rentrée, A TABLE ! il y a toujours, toujours de la soupe à midi, et de la viande casi tous les jours. et c'est toujours bon, quoi que parfois un peu spécial au premier abord.

le programme de l'après-midi varie en fonction de ce qui est organisé par l'école, convenu avec les amis ou simplement en fonction de l'humeur de la journée ; cours de salsa, rendez-vous a la Carolina pour une partie de foot, soirée de sortie ou quoi que ce soit d'autre qui fasse envie...

voilà. cette semaine tout change : j'ai cours l'après-midi (ce qui, soit dit en passant, ne m'enchante guère) et trois filles se rajoutent à la famille. samedi je quitte la famille d'acceuil pour m'installer dans la maison d'étudiants qui est à côté de l'école : donc fini les bons petits plats ! et lundi suivant je commence mon projet de volontariat.
bon. 

dimanche 3 avril 2011

oui. non. peut-être. je sais pas.

je viens de choisir mon université.
aberystwyth.
history / human geography


j'ai un doute. plusieurs même...

(je ne pourrais pas pour une fois dans ma vie être absolument sûre de quelque chose, non ??! grrr)

lundi 28 mars 2011

el sombrero mojado

je vous ai deja raconté l'histoire de mon chapeau ? non ? la voici :

la semaine derniere, je suis allée au marché pour m'acheter un chapeau (accessoire indispensable lors d'une visite de Quito ; tenez-vous le pour dit !). il etait beau, il etait bien - a ma taille, la bonne couleur, bref : tout bon.
malheureusement, intelligente comme je suis, je n'ai pas pensé que le porter sous la pluie torrentielle de Mindo ne lui plairait pas vraiment.

donc maintenant j'ai un chapeau qui ne ressemble plus a rien, un peu trop petit pour moi, mais que voulez-vous : ainsi va la vie  ! ...

et malgré tout ca, envers et contre tout, c'est toujours mon chapeau et je le porterai. moche, ou pas.

mardi 22 mars 2011

welcome to the jungle.

comme je disais dans mon message precedent, j'ai fait (avec un groupe d'etudiants rencontres a l'ecole) une sortie hors de Quito le week-end dernier a Mindo, petite bourgade a deux heures de bus de la capitale - en plein milieu de la jungle equatorienne. ici un petit resumé.

19_03_11 / 4h50 : lever - comme j'habite dans une famille d'acceuil, je me trouve relativement loin du centre (genre 30 min en bus + 15 min de marche), et comme j'avais rendez-vous avec le groupe a 6h15 dans le quartier La Mariscal (aussi appelé 'gringolandia´, devinez pourquoi...) et que je n'avais pas encore fait mes bagages (mademoiselle je-fais.tout-en-derniere-minute, je disais donc), il fallait que je 'madrugué' (= se lever au petit matin).

19_03_11 / 7h20 : depart du bus vers Mindo - rien de bien impresionnant au niveau paysage au debut, mais au fur et a mesure, il n'y a plus que du vert et de la vegetation. partout.
on a souvent un fausse image de la jungle : non, il ne fait pas toujours soleil et incroyablement chaud (ou en tout cas, pas a Mindo). en hiver (de novembre a avril), il n'y a pas de soleil. on pourrait même dire : jamais. par contre, il pleut. genre, trois heure par jour. et le reste du temps il fait (tres) humide. un peu comme en Irlande (sans les eclaircies) avec 15 degrés en plus.

19_03_11 / 10h : arrivée a l'hôtel - une belle surprise ! un peu a l'ecart du reste du village, dans un ecrin de verdure (verdure, c'est le cas de le dire), ouvert aux quatres vents - presque sans fenêtres, donc : super joli, tout de bois, genial quoi.

19_03_11 / 10h30 : le Canopy Walk - c'est l'activite la plus geniale que j'ai faite la-bas.
en fait, il s'agit de cette drôle d'idee, qu'ont eu (un jour) les humains, de tendre un cable entre deux arbres, de se munir d'un baudrier et d'une corde, et de se lancer de l'un a l'autre en pretendant savoir voler.
seulement maintenant,  imaginez-vous un cable de 200 à 300 metres de long tendu par dessus une vallee de la jungle et un vide de 100 metres. imaginez que vous vous lancez (ouaaaaaaaaais !!! je suis Jaaaaaaane !! (ou Tarzan - c'est selon)), imaginez le shoot d'adrenaline qui vous passe a travers les veines a cause du vide, mais aussi a cause de la vue sur la forêt tropicale.
du vert partout, et le vent, la bruine tiede qui vous fouette le visage...
c'est pas cool, ca ?
;p

19_03_11 / 18h30 : frog concert - apres un bon repas (mexicain - non. ce n'est pas contradictoire...) et une apres-midi relax passee dans les hamacs (j'aaiiiime les hamacs) - qui en fait consistait a attendre qu'il veuille bien arrêter de pleuvoir, nous sommes partis vers le petit lac de Mindo, où on avait la possibilite d'ecouter un concert de grenouilles. je vous vois d'ici : "un concert de grenouilles... euuuh, c'est passionnant dis donc!!" (vous entendez, la ? ca baigne dans l'ironie) et je suis de votre avis. finalement les grenouilles, c'etait secondaire (quoi que les petites jaunes etaient mignonnes). ce qui etait tres agreable, c'etait cette ambiance particuliere dans la jungle, la nuit... deja il fait vraiment bon, c'est juste la bonne temperature, et puis (j'imagine que dans la vrai jungle profonde ca doit être carrement inquietant) les bruits qu'il y a autour... l'impression de faire partie d'un tout sans qu'on soit ni plus, ni moins que tout les êtres vivants autour de nous... (voila qu'elle se (re)met a philosopher, l'autre...)

19_03_11 / 21h : dîner et sortie - ce qui peut être embêtant en Equateur, c'est qu'ils n'ont pas les mêmes principes rationnels que nous. donc, au restaurant, c'est parfaitement normal qu'il n'y ait qu'une seule personne (sur les 5 qui ont commande le même jus) qui ait sa boisson devant son nez. et si vous êtes servi en premier, ne vous genez pas de commencer a manger, parce que si vous attendez que tout le monde soit servi votre plat sera froid - voire gelé...
la sortie ne vaut pas vraiment la peine d'être mentionnee. sauf peut-être le gars qui ne m'a pas lache de toute la soiree. deja qu'il dansait mal, en plus il ne me laissait pas respirer et completement bouche a tout langage corporel disant : "eeeuh, tu pourrais me lacher la ? aller voir allieurs ? eh oh ?? j'etouffe !!"
oh, et l'indigène completement bourre qui par deux fois (!) me fait : "¡ooooh, hola! ¿dedónde eres? - de Luxembourgo. - AAAAHH ! I SPEAK DUTCH !!!"
genre : rien a voir -.-

20_03_11 / 9h : las cascadas - apres un petit dej' super bon entouré d'un nuage de colibris (j'aaaaaiime les colobris aussi), depart vers un itineraire de promenade qui permet de visiter plusieurs cascades.
super super beau.
les autres sont mêmes allés se baigner, mais l'eau n'etait pas plus chaude que 10 degrés et j'estimais que j'etais deja assez mouillée comme ca ; pas besoin d'en rajouter.
autre chose qui m'a fait secouer la tête : le teleferique jaune tout vieux et branlant qu'il a fallu prendre pour rejoindre la zone de promenade... c'est seulement maintenant que je me rends compte que... bein il ne s'en aurait fallu de peu pour que je ne sois plus la pour vous raconter tout ca. enfin, vous verrez sur les photos - quand il y en aura ^^


et puis retour vers la civilisation... enfin, facon de parler.
ah oui, une derniere chose que j'ai adore : le taxi qui nous emmenait d'un endroit a l'autre n'avait que 4 places et nous étions 9. cinq d'entre nous devaient donc se mettre debout sur la plateforme arriere et s'accrocher où ils pouvaient. et avec la vitesse, le vent et la pluie qui me fouettaient le visage - je sais, ca parait ridicule, mais que voulez-vous ? - a cet instant, j'avais vraiment l'impression d'avoir 4 ans... et d'être libre :)

lundi 21 mars 2011

un peu de blabla

bon. je viens d'avoir ma moune au telephone qui me dit qu'il n'y a pas encore grand chose sur mon blog, donc je vais essayer d'être un peu plus... comment dire... exhaustive.

vous aurez sûrement tous compris, je me plais ici.
j'ai fait quelques mauvaises experiences (plutôt avec des mecs un peu 'macho', comme on dit par ici. mais : attention ! c'est tout un concept...), mais rien de grave, ca fait partie du voyage et en gros, il y en avait quand même (de loin !) beaucoup plus de bonnes.
en general (je dis bien : en general. ne surtout pas generaliser (non, ce n'est pas du tout contradictoire !)), les Equatoriens sont tres ouverts, souriants, acceuillants et surtout poses - ce qui est fort agreable.

la bise et de mise !! (seulement une! por favor)
(voila qu'elle se met a faire des vers... ca doit être la soupe patates - haricots verts - bananes...)

autre mot-mot cle : tranquillo ! todo tranquillo !

en general, la culture et les coutumes - longue presence espagnole oblige - n'est pas si differente d'Europe. quand j'etais en Inde, par exemple, j'ai eu beaucoup plus l'impression de plonger dans une maniere totalement differente de voir les choses. bon, me direz-vous,  je suis dans la capitale, c'est vrai...
ce week-end j'ai fait une excursion hors de Quito, et j'ai pu constater que dans la capitale, les gens aspirent fort au mode de vie occidental et ont donc tendance a laisser un peu leur propre culture de côte. ce qui est fort dommage, c'est vrai.
par contre, je viens d'apprendre aujourd'hui, que plus ou moins 60% de la population a recours aux shamans. ils ont des pratiques parfois un peu... etranges (comment ?! frotter un cochon d'inde vivant sur tout votre corps pour qu'il absorbe vos mauvaises energies et puis l'ouvrir pour lire dans ses entrailles qu'est ce qui ne va pas chez vous ne vous paraît pas etrange...?), d'autres fois plus... 'normales' - comme fabriquer des remedes a base de plantes, mais - comme j'ai dit - la majeure partie de la population leur fait confiance : ma mamá par exemple, Ximena, mais seulement pour les plantes. pour elle le cochon d'inde (le 'cuy' (prononcer 'couille', sisi !) c'est du n'importe quoi. ce recours au chamans, donc, aussi simplement par manque d'infrastructures et de personnel : une grande (treeeeees grande) partie des medecins est concentree sur Quito. pas si facile d'en trouver un si tu es a Esmeraldas, sur la côte...

bref, quoi d'autre... mieux vaut ne pas avoir peur de la foule si on veut voyager en bus a Quito. ou en general en Equateur. bizarrement, alors qu'on pourrait penser que l'Equateur est la capitale du cafe, les gens d'ici ne semblent boire que du cafe instantane. il y a aussi une sorte de rivalite entre deux groupes 'geographiques' : les serranos (de la Sierra), plus ponctuels, reserves, consciencieux, conservateurs - et les costeños (de la côte) plus extravertis, qui aiment faire la fête et s'amuser tout le temps. un peu comme en Europe (du cliche bien-sûr) : ceux du nord et ceux du sud (anglais vs. espagnols)

enfin voila, je dois y aller : cours de salsa dans deux minutes.

¡ adiós !

vue depuis la terrasse de ma famille d'acceuil sur la partie occidentale de Quito avec le Pichincha en arrière-plan

vendredi 18 mars 2011

chrmchrm...

bonjour les gens.
oui, je vais bien. et j'aime l'Equateur. mon prof est super sympa. ma famille d'acceuil est a-do-ra-ble.
toute la journee je me dis : ah! ya ca qu'il faudrait que je raconte, et ca et ca et ca et ca... mais une fois que je suis devant l'ordinateur, je ne sais plus quoi dire.

bon. vous avez deja essaye la soupe a la tomate avec du popcorn sale ? ou les bananes frites ? ou le lait chaud de mais ? marche a travers les rues de Quito ou il fait froid, chaud, ou il pleut, vente, fait soleil - et tout ca en moins de vingt minutes ? le coeur qui bat fort a cause d'une montee particulierement pentue, mais aussi a cause de la vue qu'on a depuis le haut ? sorti dans des bars et danse avec des garcons qui savent danser ? rencontre pleins de gens qui pensent plus ou moins pareil et ont tous une histoire (ou plusieurs) a raconter ?

bref...


moi avec Jorge, notre guide, devant l'église San Francisco dans le centre historique de Quito


j'y vais
au marche artisanal. acheter un chapeau parce que, ici, le soleil tape fort.

adios !

dimanche 13 mars 2011

on dit que l'ame ne voyage jamais qu'a la vitesse de chameau... et bien moi je crois que j'ai un chameau de course !

andes. vert. nuages. pluie. vent.. rose. jaune. palmiers. soleil. trompettes. jus de framboise. croissant au fromage. et de l'espagnol, partout.
ca commence plutôt bien, je trouve ...



:)

jeudi 10 mars 2011

so, this is it ... I guess ...

voilà, on y est.
valise bouclée. billet d'avion, passeport, dico de poche, boussole, mp3, crème solaire, livres, tout y est - du moins j'espère...

bon, on va essayer d'éviter la crise de larmes. c'est pas vraiment le moment.
donc au lieu de penser au fait que je ne vous verrai pas pendant quatre mois, vous les gens, je ferai mieux de me concentrer sur l'instant présent. alors qu'est ce que j'ai oublié ?

... très bonne question ...

j'aimerai en profiter pour rappeler à tout le monde que j'ai décidé de mettre facebook en pause pendant quatre mois et que donc, si vous voulez me contacter (et surtout obtenir une réponse), il faut le faire par mail !

mathie.douchy@gmail.com ou djinkobiloba_4@hotmail.com

ok, je m'arrête là. il est 1h40. je pars dans... un peu moins de 9h. je n'ai pas encore dormi ni rangé l'appartement (ouiiiii je sais : je suis mademoiselle-je-fais-tout-en-dernière-minute, ça n'a toujours pas changé). bref, il reste du pain sur la planche !

allez, ciao tout le monde, vous allez me manquer !


p.s. vous voulez voir mon super nouveau sac ?   il est vert. il est étanche. il est genial :D


lundi 7 mars 2011

expectations ?

J-3.

bon...




c'est normal que je sois aussi distraite ?


bref, sur mon formulaire d'inscription, j'ai dû répondre à la question : 'what are your expectations?'
sachant que le mot 'expectation' a quatre traductions possibles, la question donne à réfléchir...

1. prévision
2. attente
3. aspiration
4. exigeance

prévision. quand on voyage, ce mot à deux aspects. d'un côté il y a la prévoyance (bien se préparer, être paré contre toute éventualité... une forme de prudence, finalement) - qui est importante (très importante, même...) si on ne veut pas se casser la figure au premier enquiquinement ; d'un autre côté, l'on peut comprendre ce mot comme 'projection'. vous savez, cette chose que nous faisons tous quand nous imaginons un endroit et des gens que nous ne connaissons pas encore... se faire des films, quoi.
dangereuse entreprise. la réalité ne peut (veut ?) jamais, au grand jamais correspondre à ce que nous avons imaginé. autant bien faire la différence. ou sinon se casser le nez et les illusions en même temps et finir déçu à la ligne d'arrivée.

attente. nous attendons tous quelque chose. mais je n'aime pas ce mot, il rend passif. une fois là-bas, si j'attend que les gens viennent vers moi, si j'attend que mon espagnol s'améliore tout seul, je n'aurai pas grand-chose à raconter en rentrant...
non. ce n'est pas un mot à prendre en voyage. par contre, la patience - (in)directement liée - ça oui ! (ya plutôt intérêt - à moins qu'on éprouve un désir pressant de mourir d'énervement...)

aspiration. de nouveau : deux aspects. d'abord : les aspirateurs sont totalement inutiles (et inutilement encombrant) quand on voyage (à moins qu'on entretienne une rélation (très) spéciale avec son aspirateur et désire lui faire voir le monde). ensuite : il est important d'aspirer ("son domicile, oui") - "tais-toi un peu !", d'aspirer à quelque chose en général dans la vie... euh... laissez-moi reformuler tout ça ("ouais, t'as fini un peu avec ta prétention, tes tendances pseudo-philosophiques et moralisatrices ? - chuuuuuteuh, j'essaie de réfléchir ! - c'est ça, ô grande Mathie, fais-nous part de ta ô combien sage sagesse, on s'en f... - LA FERME !!")...
je crois qu'il est important de ne pas oublier pourquoi on entreprend un voyage. parce que entre ce à quoi on est habitué, ce qu'on découvre, ce qui nous émerveille ou nous choque et ce qui nous déstabilise, c'est plutôt facile de perdre la boussole.
on ne part jamais sans raison - que ce soit par fuite ou par recherche (en fait, on voyage souvent parce qu'on croit pouvoir ainsi échapper à quelque chose (enfin, je crois), mais j'ai l'impression que c'est le meilleur moyen pour retomber exactement sur ce qu'on fuyait. sur soi-même généralement, je dirais. on est toujours renvoyé à soi-même quand on voyage) - bref, il y a toujours un but. une aspiration donc.
mon but - c'est le titre de mon blog - c'est d'oser, apprendre à être audacieuse, et probablement aussi me trouver moi-même... difficile à dire. on en reparlera une fois que je serai rentrée.

exigeance. un drôle de mot, celui-là. il a du caractère, mais aussi quelque chose de trop rigide. voyager, c'est beaucoup, beaucoup, essayer de s'adapter le plus possible. prendre les choses comme elles viennent et faire au mieux avec ce qu'on reçoit. ce qui n'est pas possible quand on a des exigeances. celles-là, à moins qu'on ne se les pose à soi-même, mieux vaut les laisser chez soi.

finalement, on en est plus du tout au sujet initial, j'étais censée vous raconter quelles étaient mes attentes pour ce voyage.
tout ça pour vous dire : je n'en ai pas. j'ai des attentes envers moi-même, mais ça ne sert à rien d'en avoir concernant ce, celles et ceux que je vais rencontrer là-bas. ce serait absurde. les choses et les gens sont ce qu'ils sont. ce ne sont pas mes attentes qui vont les faire changer.


et c'est ainsi que se finit cette petite escapade philosophique sur le voyage, ou du moins, ce que j'entends par là. ça dérive pas mal du concept original qui prévoyait que ce blog soit plutôt un journal de bord, mais j'imagine que ça viendra...

entretemps, il faudrait que je me mette à faire ma valise, moi... 

mercredi 2 mars 2011

AAAAAAAAAAAAARGH !!!

depart dans 9 jours.

merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde. merde.

qu'est ce que je fais ?

jeudi 17 février 2011

oui ! ENFIN !!

après une énième emmerde, je peux enfin le dire : j'ai mon billet d'avion !!!!
départ le 12 mars à 7h40 depuis Paris Orly - le problème c'est que je vais devoir prendre un hôtel (je me vois mal traverser tout Paris à 2h du matin). et pas moyen de trouver un hôtel à moins de 50€. et je trouve ça un peu beaucoup (trop) pour une nuit où je vais très probablement pas fermer l'oeil...
il n'y aurait pas quelqu'un qui par hasard aurait envie de me conduire à l'aéroport pour 5h30 du matin ? non ? dommage...
bon... bein, je vais passer la nuit sur trois chaises à l'aéroport alors.

à part ça, l'assurance, c'est bon ; les vaccins c'est (presque) bon - manque plus qu'un rappel juste avant de partir ; maintenant, il reste les petits détails, genre numéros de téléphone, infos pratiques, un videur de carte mémoire, photocopies de tout les papiers imaginables et imaginaires (euh, ou pas.), etc

et puis on prie pour que je réussise à me limiter à un seul sac de 23kg ("maaais il dure 4 mois ton voyaaaage ! et tu passes du climat limite tropical à l'hiver argentin" - "ta gueule. je saaais..." -.-)



J-23

dimanche 13 février 2011

pré. pa. ra. tion.

le plan (en gros):
1. je pars avec TravelWorks (pour leur site, c'est par ici) : un mois de cours d'espagnol à Quito (pssst! pour les incultes, c'est capitale de l'Equateur), suivi d'un mois de volontariat (les détails concernant le volontariat n'ont pas encore été confirmés, donc on fume sa pipe et on attend). après, il me reste quelques jours pour visiter le pays avant de partir pour
2. l'Argentine. programme WWOOF (willing workers on organic farms), probablement dans la région de Còrdoba (vu que le mois de mai chez eux équivaut à notre mois de novembre, on ne va pas trop s'éloigner du nord quand même...), mais chut! c'est encore en route...


départ: 11 mars 2011
retour: 1er juillet 2011


sur ma checklist à cette date :
- billet d'avion
- passage chez le docteur > vaccins ?? (mama mia...)
- assurance voyage
- lire tout ce qui me tombe sous la main sur l'Equateur et l'Argentine


et euh ... rester concentrée et éviter de trop paniquer ?


oui, c'est ça.




J-27

un chemin de mille lieues commence toujours par un pas

et qu'est ce que j'en ai mis du temps à faire ce premier pas !
mais deux minutes. commençons par le début parce que sinon personne ne va suivre.

pour ceux qui sont vraiment dans la lune depuis l'été dernier, je vous informe que d'abord oui - j'ai fini l'école et que non - je ne suis pas à l'université à Dublin (ils ne voulaient pas de moi). j'ai donc décidé de prendre une année sabbatique pour explorer l'univers, sauver le monde, manger une glace et donner des noms aux nuages. euh, ou pas... non, c'était plutôt pensé pour prendre le temps d'expérimenter des choses, de découvrir ce que je voulais faire de ma vie et aussi peut-être pour apprendre à mieux me connaître (c'est vrai que moi et moi, ça fait perpète qu'on cohabite mais n'empêche que plus on pose de questions, moins il y a de réponses...).
ce que j'ai donc fait depuis septembre, c'est (pèle-mèle) : du baby-sitting, les vendanges, un projet choeur Robert Schuman, des vacances en Cévennes, glander (il faut bien l'avouer), choisir mes études, un stage à la radio 'socio-culturelle' de Luxembourg, m'inscrire à l'université en Angleterre, me faire des noeuds dans le cerveau, un stage administratif dans un cabinet d'avocat, (essayer de) démèler les noeuds (avec plus ou moins de succes) et... décider de profiter de mon temps libre pour pratiquer mon espagnol, tout en faisait quelque chose de complètement barjo.

et bein sur ce coup-là, c'est gagné.
je pars en Amérique du Sud.


oui : toute seule.


dessin: http://www.routard.com/guide/code_dest/equateur.htm