Trinoculaire

le carnet de voyage.
un voyage, c'est avant tout des gens qui partent (en l'occurence, juste moi) et des gens qui restent (ça, c'est vous). mais aussi des découvertes, des aventures, des futurs souvenirs, des moments difficiles, des rencontres, des sourires pleins les poches, un apprentissage, une épreuve, une récompense - une envie de partir pour mieux revenir.
et parce que tout ça, ça fait beaucoup pour une seule personne, bein autant partager !

samedi 23 avril 2011

en trois mots *version 2*

- la fanesca etait absolument dé.li.cieuse (Ximena, tu es une fee !)
- je suis a Baños en ce moment (plus au sud, a l'endroit où commence (plus ou moins) la forêt tropicale. et bien les gens, je ne m'en rends vraiment compte que maintenant, mais le soleil et la chaleur... C EST GENIAL
- demain - rafting !!! (oh/my/god. qu'est ce que je suis en train de faire ??)

jeudi 21 avril 2011

ouiiiiiiii je sais, je vous avais promis le récit de mon quatrième week-end
MAIS ce ne sera pas pour aujourd'hui.
encore un post blabla donc...

- j'ai décidé de m'offrir un bloc de 12 heures de cours individuels de salsa (ce qui fait 4h/semaine pour les 2 semaines et demie qui restent - c'est bon pour la ligne!!!). c'est vrai-ment génial. (quoique c'est parfois un peu ambigü avec le prof... grrrr... (enfin - c'est lui qui est ambigü - pas moi. enfin... j'espère ?? :s) mais chuuut!! qui sait, peut-être qu'un de ces jours il tombera sur ce blog, et il aura quelqu'un à côté pour traduire... oh et puis merde! c'est la vérité.)
- comme c'est la semaine de Pâcques, je ne travaille à des horaires bizarres : lundi, mardi seulement jusque 14h et mercredi juste 2 petites heures pour aider à nettoyer la maison...  et là en gros je suis en VACANCES (ouais, c'est ça... comme si t'étais pas en vacances depuis le début de l'année -.-)
- quoi d'autre... aujourd'hui je vais rejoindre me famille d'acceuil (vous l'aurez compris : je ne vis plus là-bas maintenant) pour manger le plats typique de la fête de Pâcques: la fanesca. une sorte de soupe qui contient 12 différent types de lentilles, haricots et tout autre machin dans cette catégorie - pour représenter les 12 apôtres vous l'aurez deviné.
- hier comme tout les mercredis, on a fait une sortie entre filles (entre filles pourquoi? parce que le mercredi est classé Ladies Night dans le coin - cocktails et entrée gratuites jusque 10h dans la plupart des clubs. mais à 10h, fini le calme - ya les garçons qui rappliquent ^^), qui était vraiment bien.... mouvementée on va dire. c'éstait bien amusant - même si un peu trop bondé après un certain temps. seulement voilà que, ma coloc (aka roommate) c'était - pour une raison ou une autre - mis dans la tête de boire autant de cocktails que possible avant dix heures (ah! la gratuité - quel corrupteur (trice? ! ...). résultat : ... (vous pouvez vous l'imaginer tout seuls) bref. vers une heure, elle part au toilettes, mais une heure après, elle n'était toujours pas revenue. tout le monde pense qu'elle était rentrée se coucher. mais oh surprise! quand vers 2h, j'ouvre la porte de ma chambre : personne.
commence alors une longe recherche : retourner au club, insister pour qu'ils nous laissent rentrer sans payer 5 dollars, alerter la sécurité, les autres amis qui y étaient toujours, demander au DJ de faire une annonce, inspecter tout de fond en comble - toujours personne. faire tous les clubs de la rue (ou presque), monter sa photo a tout les videurs, sans succès.
penauds, on arrive dans notre rue - sans grand espoir de réussite, on montre sa photo aux 2-3 fastfoods qui étaient encore ouverts. et oh miracle! ils l'avaient vue ! apparamment, elle s'était assis à la table de parfaits inconnus, mangé leur hamburgers et s'en était allée seule.
je décide donc d'aller revérifier toute la maison : cuisine, couloirs, salles de bain. et une fois arrivé au grenier, j'ouvre la porte de ma chambre et qui voilà?
ma coloc. en train de ronfler comme une bien-heureuse dans son lit...

enfin, je suis simplement contente qu'il ne lui soit rien arrivé...

bon les gens, je vous laisse, je suis déjà en retard pour la fanesca. a plus !
(et, c'est pas parce que vous êtes en vacances qui'il ne faut plus envoyer de mails ! c'est quoi cette histoire... ?! ^^)

vendredi 15 avril 2011

le résumé (en plus de trois mots)

en lisant mon blog, on aurait tendance à croire qu'à part ma sortie à Mindo, je n'ai pas fait grand chose de mon temps...

mais en fait, le week-end d'après, j'ai passé une journée a Otavalo - un petit bled a deux heures de bus de la capitale qui abrite le plus grand marché de la région. mais bon, sur ce coup là, les choses à raconter sont minces : ce qu'on fait au marché n'est un secret pour personne. on regarde. on examine. on marchande. on achète.

le dimanche, comme il faisait super beau le matin, on a décidé de faire une sortie en famille ; Andrea, Ximena et moi.
vous le savez peut-être (ou pas), Quito est dominé par un volcan (inactif! - du moins j'espere...) nommé Pichincha qui culmine a plus de 4100 m. comme ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir la condition physique nécessaire pour caracoler à cette altitude, quelqu'un a eu un jour la bonne idée de contruire un téléphérique sur le Pichincha. et je dois dire, la vue depuis le haut est vraiment géniale.
on voit toute la capitale (et j'exagère à peine), qui - soit dit en passant - est une ville très longue : 58 km de longueur pour 5-7 km de largeur. étrange au début, surtout qu'il n'y a que trois avenues principales pour la traverser dans toute sa longueur... je vous dis pas le traffic ! mais bon, topographie andine oblige. globalement, on peut diviser la ville en deux : le nord, le Quito moderne, plus riche - et cher (nooooooon c'est vrai ?? décidément, Mathie, tu fais dans les pléonasmes...). niveau architectural, c'est une horreur ; un alignement de boîtes de chaussures, tout est carré, et comme les gens d'ici ne semblement pas connaître les volets et ont une certaine obsession pour la sécurité (ce qui est logique en même temps quand on habite un pays où le très pauvre côtoie le très riche), il y a des barreaux partout. à toutes les fenêtres. de quoi se sentir légèrement enfermé... bref, et vers le sud, il y a la vieille ville : très jolie, mais comme c'est à partir de là que commence(nt) le(s) quartier(s) populaire(s), les bâtiments ne sont pas très bien entretenus (limite vétustes) et mieux vaut ne pas trop trainer dans le coin (surtout seul(e)) une fois la nuit tombée.
enfin voilà, revenons à nos moutons : le temps de prendre la décision de faire ce pique-nique, de petit-déjeuner, de se préparer, d'emballer le nécessaire, de fermer la maison, d'acheter ce qu'il nous manquait, de se rendre jusque là ; il était 11h et il ne faisait plus vraiment beau. sans parler de la file interminable de gens qui apparamment avaient eu la même bonne idée que nous.
bref, après une heure et demie d'attente on y était finalement. et malgré le prix abusé du téléférique, le fait que le soleil n'était pas (plus) vraiment de la partie et que j'avais froid parce que j'avais sous-estimé la température qu'il fait à cette altitude, je ne regrette pas du tout d'y avoir été. la vue en valait vraiment la peine et c'était une chouette occasion de faire une activité en famille.

pour le troisième week-end ici, là, c'est vrai que je n'ai pas fait grand chose... mais j'avais une bonne excuse ! j'étais malade vendredi et samedi. rien de bien grave, juste pas mal de la fièvre et mon nez qui avait décidé pour une raison ou une autre de se mettre en mode 'surproduction de mucus'... -.-
bref. le dimanche, toute la famille était invitée à manger des tortillas mexicaines (non, ce n'est pas contradictoire) péparées par Andrea (ma 'soeur' qui pour l'instant étudie l'administration hotelière mais qui avant était chef cuistot ! je ne vous dis pas : c'était (very) bon ^^). une sympathique journée passée en famille, c'est incroyable qu'ils m'aient acceuillie comme faisant partie de la tribu : le coeur sur la main et gros comme ça !

quant au quatrième week-end, lui, il mérite un article à part...

mardi 12 avril 2011

en trois mots

bonbon. j'ai 5 min pour écrire quelque chose.

1. je vis toujours
2. je vais bien
3. j'ai oublié mon chapeau dans un taxi
4. j'ai déménagé la semaine dernière, maintenant j'habite dans une maison d'étudiants. c'est fort différent mais j'aime tout autant
5. j'ai commencé à travailler dans mon projet de volontariat, c'est mon deuxième jour aujourd'hui (plus de détails dans un prochain message (un jour quna j'aurais le temps)
6. ça caille ici. faut que j'aille m'acheter un ou deux pulls bien chauds

voilà. version ultracourte. mais là faut que j'y aille : je dois passer a la banque avant d'aller travailler.

lundi 4 avril 2011

une journée typique

vu que j'entre aujourd'hui dans ma dernière semaine de cours, je me dis qu'un petit aperçu d'une de mes journées... normales pourrait vous intéresser.

le réveil sonne à 7h00. après la douche (plus ou moins rapide), brossage cépillaire et dental et habillage intégral, je descends dans la cuisine où ma mamá equatorienne a déjà préparé le petit dej'. c'est tous les matins : fruits frais (tranche d'ananas, goyave, papaye, babaco ou autres noms exotiques), jus de fruits frais (idem), lait chaud / thé (selon l'humeur) et petit pain frais (enfin, frais... en général). c'est qui est génial, c'est que Ximena est toujours de bonne humeur le matin, ce qui n'est pas sans effet sur mon état d'âme matinal qui d'habitude (pour ceux qui me connaissent) tend plutôt vers le ne-me-parle-pas-ne-me-touche-pas-ne-me-regarde-pas-de-travers-oui-c'est-ce-que-je-compte-porter-aujourd'hui-pour-aller-a-l'école-m'énerve-pas-ou-je-t'incendie-du-regard... en plus gentil si j'ai bien dormi ^^
bref, vers 7h45 je sors de la maison. une petite trotte de 5-10 minutes avant d'arriver à l'arret de bus qui en fait est un terminal entier. apres avoir payé 25 centavos, je pars me ranger gentiment dans la file de gens qui attendent (comme moi) le départ d'un bus ecovía (pas d'horaire de bus en Equateur (en tout cas pour les bus urbains) inutile : ils ne seraient jamais à l'heure).
après un trajet de plus ou moins 25 minutes, je descends à l'arrêt 'Baca Ortiz', et puis il me reste 5-10 minutes de marche avant d'arriver à l'école.

8h30 début des cours. les classes sont redistibuées chaque semaine en fonction du nombre de personnes et de leur niveau. donc chaque semaine : nouveau prof, nouvelle salle de classe et nouveaux 'camarades' (j'aime pas ce terme).

pause d'une demie heure à 10h15 : café / thé / fauteuils / table de pingpong mis à disposition pour ceux qui veulent. discutaillage. organisation d'activités / rendez-vous l'apres-midi ou le week-end pour ceux qui veulent.

reprise des cours jusque 12h30. apres, je refais le trajet inverse vers la maison et une fois rentrée, A TABLE ! il y a toujours, toujours de la soupe à midi, et de la viande casi tous les jours. et c'est toujours bon, quoi que parfois un peu spécial au premier abord.

le programme de l'après-midi varie en fonction de ce qui est organisé par l'école, convenu avec les amis ou simplement en fonction de l'humeur de la journée ; cours de salsa, rendez-vous a la Carolina pour une partie de foot, soirée de sortie ou quoi que ce soit d'autre qui fasse envie...

voilà. cette semaine tout change : j'ai cours l'après-midi (ce qui, soit dit en passant, ne m'enchante guère) et trois filles se rajoutent à la famille. samedi je quitte la famille d'acceuil pour m'installer dans la maison d'étudiants qui est à côté de l'école : donc fini les bons petits plats ! et lundi suivant je commence mon projet de volontariat.
bon. 

dimanche 3 avril 2011

oui. non. peut-être. je sais pas.

je viens de choisir mon université.
aberystwyth.
history / human geography


j'ai un doute. plusieurs même...

(je ne pourrais pas pour une fois dans ma vie être absolument sûre de quelque chose, non ??! grrr)